‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle édChapitre 101 sur 150 · A M. LE DUC DE BOUILLON · texte numérisé non relu

A M. LE DUC DE BOUILLON

LETTRE Ll.

Pour répondre à la vôtre du 23 de ce mois, je vous dirai que l'appréhension que vou!

aviez que Mgr le Comte ne touchât tout l'argen que l'on devoit délivrer pour commencer le levées est fondée sur quelque faux avis qu'or

d'Alex, de Campion. 359

vous a donnés que c'étoit son intention, puisque j'ai reçu de lui un ordre tout contraire, et que je n'ai voulu toucher qu'au prorata de ce qui avoit été résolu lorsque vous signâtes le traité. S'il avoit eu l'intention que vous me mandez, j'aurois pris la liberté de lui écrire mon sentiment, comme vous le désirez; mais, puisque ce n'a point été sa pensée , je ne veux point m'attirer de mérite envers vous pour une affaire où je n'ai rien ÉEiit pour votre service. Cependant, Monseigneur, vous me faites justice d'être persuadé qu'en toutes les occasions où il en sera question, j'agirai avec toute la chaleur possible, pour vous témoigner à quel point je suis vôtre.

A Bruxelles, ce dernier mai 1641.

A M. DE VALLIQUERVILLE*.

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