LETTRE LU
Enfin vos prophéties sont accomplies , et M. le Cardinal nous veut pousser tout de bon; ce ne sera pourtant pas sans trouver de la résistance. Je ne sais si nous serons en état de lui faire autant de peur que lorsque vous opiniez à ne pas demeurer çn repos. Vous aviez judicieusement prévu qu'on seroit contraint de prendre les armes à sa commodité; mais néanmoins,
I . Il étoit certainement Normand , et 6n peut croire (ju*il appartenoit à la même famille que Jean-Baptiste Lesso, sieur de la Thirière et de Valliquemlle, premier président de la chambre des coniptes et de la cour des aydes de Normandie. Oette famille avoit été anoblie en 1609, pour services rendus pendant le blocus de Cherbourg par les Anglois.
}6o Lettres
par l'état où sont vos affidres, je ne prévois pas qu'il y trouve toute la fitdlité quil s'est persuadée. Vous en serez nûeux instnût par la lettre que je vous envoie avec celle-ci. Je vous proteste , Monsieur, que, si quelque chose me console dans les désordres où nous allons entrer, c'est b joie que j'ai de vous revoir bientAt à Sedan, dont je ne fais aucun doute, vu les sentimens où vous m'avez toinours témoigné être, et même dans la dernière lettre que vous avez écrite à votre.
A Bmidles, ce 2 joiii 1641.
A M. DE SAINT-YBALT.