LETTRE LXXIV
Je ne sais ce que M. de Montaigu ' aura négocié avec vous, mais je suis certain qu'il vous offrira de l'argent de la part de M. le
I . Charles , lord Montaigu. H avoit aimé madame de Chevreuse, et U étoit l'ami du cardinal Mazarin, quHl servit toujotm fidèlement pendant la Fronde.
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canfinalMazarin pour pajer irot dettes, et qall a fait espérer qall nouerait une étroite amhîé entre vous et Ini. Je crois ou'iln'aanipÉi trouvé votre esprit trop dîs|)ose à fiûre cette ludwniy tant parce que vos prindpanz amis de France ne sont pas fortbienavec lui, qu'à cause qu'A parott uni avec la Cumlle de feu M. le Cardinal. Pour moi, le conseil que je prends la liberté de vous donnor nir ce sujet est que vous ne preniez aucune résolution à fond que vous n'ayez vu la Reine, sur les sentimens de mii vous aurez joie de régler votre conduite, vule zèle que je ssds que vous avez pour die et Pamitié au'dle a pour vous; cepôidant, suivant vos orares, je me rendrai à Péronne et vous exposerai au vnd l'état de toutes choses et la pensée de la plupart des cens. Quelquesmns de vos bons amis > désirent fort que j'aie une conférence avec vous; mais, quoique je sois leur serviteur, pour beaucoup de raisons que je vous expliquerai je ne m'exposerai point à rien déterminer, ne pouvant pas encore juger bien certainement. Je sais bien, de l'humeur que je vous connois, que j'aurai plus de peine à vous retenir qu'à vous pousser, vu l'amitié que vous m'avez fait l'honneur de me témoigner pour une certaine personne ^ ; car, hors cette considération et celle de beaucoup de gens d'honneur embarqués dans le même vaisseau, je ne vois pas qu'il soit nécessaire de perpétuer une haine et
1. Les ducs de Vendôme, de Beaufort, d'Épernon, les comtes de La Châtre, de Fiésque, etc., qui cherchoient les moyens de circonvenir la Reine et de supplanter Mazarin.