‹ Mémoires de Henri de Campion, nouvelle édChapitre 130 sur 150 · LETTRE LXXXV · texte numérisé non relu

LETTRE LXXXV

Si je n'ai point rediercbé d'avoir commerce avec vous depuis mes disgrâces, je ne dôme \ point que vous n'ayez attrilmé mon siloice i la peur de vous embarrasser dans mes désordres, f et non à la diminuticm du serace et de l'atiotié f* que je vous ai voués par indinadon, et que je vous dois par reomnœssance ; du moins je me suis flatté jusqu'au point de me persuader d'èàe assez connu oe vous pour en espérer cette justice. Mais à présent que les affau'es ont changé de face, j'ai cru vous devoir renouveler les assurances de mon obéissance , et vous demander la continuation de l'amitié que vous m'avez fait l'honneur de mè promettre ; de plus, comme j'ai la dernière confiance en votre sagesse et en votre bonté pour moi, j'ai été bien aise de vous écrire par une voie sûre, pour vous rendre compte de mes malheurs , et vous supplier de me mander vos sentimens, et de ne me pas dénier votre assistance pour m'en tirer. Vous en verrez le récit par un mémoire particulier que je vous envoie, sur lequel. Monsieur, je vous

j. Achille de Harlay, comte de Beaumont, conseiller d*État.

d'Alex, de Campion. 401

demande votre protection et la continuation des bontés que vous avez toujours témoignées à votre.

A Vert, ce 8 novembre 1648.

A M. DE VALLIOJJERVILLE (VARICARVILLE)

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