Antoine d'Aumont, connu d'abord sous le nom de mar
3uis de Viilequier, maréchal de France le $ janvier 165 1, uc et pair en novembre 166$ ; mort en 1669.
). Henri de la Fertè-Senneterre, maréchal de France le $ janvier 16$ i, obtint la pairie en même temps que le maréchal d'Aumont; mort en 1681.
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Mjuet, qu'ils firent halte. J'en envoyai un ^laisons hors et assez proches des portes ; /■""-^'mmes étoient à couvert par le moyen de ^isons , peu éloignées de la rivière. Je me ^lai ensuite à cheval avec quelques offi- ^ pour reconnaître le fort et le foible du et remarquai près de la rivière une petite ■'TIC au-dessous de la porte près de laquelle mon petit bataillon. Ce point me parut le favoraole pour l'attaque , et faisant prendre paille aux soldats postés derrière les maidont j'ai parlé , ils marchèrent vers la grande le, comme pour la brûler. En même temps tis pié à terre avec quelques capitaines et ofrs, et, suivi d'un nombre de soldats d'élite \^*ïïtés de fusils, je m'avançai droit à la petite ., '^^tte , jugeant que pour faire connoissance avec ïjs, '^ nombreux régiment il falloit que je me misse > ^H avant à cette première occasion , pour donner - %Hm exemple.
Lorsque je fus près de cette poterne , les hahitans firent une aécharge, et leur commandant, qui s'étoit apperçu de mon dessein , vint avec les meilleurs de ses hommes pour tenir tête. J'ordonnai de rompre la porte , en même temps que mes soldats tiroient par des trous qui y étoient et blessèrent le commandant du lieu. La porte fut alors brisée, et voyant que l'affaire alloit à souhait, je me tins à rentrée et y mis un officier, craignant que les soldats, passant de force , ne tuassent tous les habitans, qui comniençoient à s'étonner, et firent crier par un officier de la garnison de Senlis, que le sieur de Saint-Simon, gouverneur de la ville, avoit envoyé pour les
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d'ordinaire, l'ordre d'aller à bourg à dix lieues de Paris sur la w Je m'informai du lieu , et l'on me habitans nous refuseroient , tant pov la force de leurs murailles, qui étoioi'
3u'à cause qu'ils étoient très-mutins epuis peu repoussé le sieur de la S lieutenant des Gendarmes du Roi et général de ses années, qui les avât avec bien plus de troupes que je n'en deux pièces de canon.
J'appris au vrai tous ces détails, quii tèrent; mais comme j'ai toujours été obéir à ceux qui ont eu droit de me co je fis marcher le régiment jusque sur teur d'où l'on découvre aisément Saint sur laquelle ils pouvoient voir le corps taille. J'envoyai ensuite des officiers montrer dre que j'avois. Les habitans les renva avec menaces, et après avoir arboré un dard sur leurs murailles , se mirent tous en mes pour les défendre. Sur leur refus de i recevoir, je partageai le régiment en plusieUi petits bataillons qui s'avancèrent contre le boufg, comme pour attaquer le côté qui regarde lapbôWj Ils marchèrent sur une même ligne à cent J»
de distance les uns des autres, jusqu'à la porti
1 . Bourg avec un prieuré sur une colline au bord l'Oise, à huit kilomètres de Creil. On l'appelle aujourdl Saint-Leu d'Esserent, canton de Creil, arrondissement Senlis.
2. Louis de Caillebot, marquis de la Salle, sous-Ueul nant des gendarmes du roi le lo mars i6$i et lieuteiv général le lo juillet 16^2.
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rite que jamais fin de campagne n'a iné autant de fatigues et de dépenses que Le sieur de Marette, capitaine dans le t de Longueville, fut tué , et le sieur du nseigne-colonel, mon parent, &it prisonidant le siège de Chàteau-Porcioi. .
; la prise de cette place, Pon ne songeoit aux quartiers d'hiver^ lorsqu'on sut que t de Condé s'étoit saisi de Vervins, sur [ère de Picardie. Le cardinal y fit marites les troupes. Nous pensâmes périr de de froid à ce voyage, mais Venons fiit n deux jours >. Le cardinal ne faisoit i>as s ces sièges pour l'utilité que pour Eure ' ses partisans à Paris qu'il avoit 6té au le Condé la plupart de ses conquêtes , t que cela le feroit bien recevoir du peuple, u'alors l'avoit eu en grande aversion. De , le cardinal fut à Laon, où il donna tiers d'hiver à la Chandeleur. Il me bailla »ur le ré^ment d'infanterie de Longuepour trois compagnies du régiment de e, le reste ayant des bourgs voisins de e ville. Je marchai aussi-tôt pour m'y )ar Soissons , Chàteau-Thierri et Nogentle. Les habitans de Sens firent difficulté s recevoir, tant à cause qu'ils sont les idns du royaume, que parce qu'ils espéaire changer l'ordre par la nveur du
toit probablement fils de François de Campion, leur de Saint-Pierre, et de sa première femme,' de Noilent , fiUe de Frantds de MoUent , chevaUer, t baron de Umbeuf, seigneur du Bue-Richard, etc. 17 janvier 165).
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assez vu mon visage à la Cour pour s'en souvenir; quoi qu'il en soit, il n'en fit rien paroître, bien que je le visse assez souvent le reste de la campagne, pour l'intérêt du corps que je commandois : il me traita toujours d'une façon toutà-fait obligeante.
Après la prise de Bar, le cardinal voulut que l'on marchât vers Sainte-Ménehould, ayant dessein de l'assiéger ; mais quand on en fut proche, les généraux lui firent sentir l'impossibilité de l'entreprise, tant parce qu'il n'y avoit nuls fourrages dans le pays, qu'à cause que Noël étant passé, il eût été impossible de venir à bout d'un siège de cette importance. Ces raisons le firent changer de dessein et marcher du côté de Rhé- | tel et de Château-Porcien , que le prince de . Condé avoit pris aussi en se retirant des envi- | rons de Paris. L'on jugea mal aisée l'entreprise ' de Rhétel, parce que les eaux en rendoient les approches difficiles , et l'on résolut le siège de Château-Porcien ' , que le duc d'Elbeuf conduisit, tandis que les autres généraux, avec leurs troupes, s'opposèrent aux secours. On se saisit de la ville assez facilement , mais le château tint dix jours , pendant lesquels nous éprouvâmes des ' peines et un froid insupportables , outre que le j pays étoit tellement ruiné, que les soldats et les chevaux pensèrent mourir de faim, aussi bien que dans le Barrois, où nous avions beaucoup souffert. Nous eûmes peine nous-mêmes à trouver à vivre à force d'argent, et l'on peut dire
I . ville capitale du Portien en Champagne ; aujourd'hui I chef-lieu de canton dans Tarr. de Réthel. Château-Portien 1 fut pris au commencement de janvier 1653. !
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avec vérité que jamais fin de campagne n'a occasionné autant de fatigues et de dépenses que celle-là. Le sieur de Marette, capitaine dans le régiment de Longueville , fut tué , et le sieur du Bue», enseigne-colonel, mon parent, fait prisonnier pendant le siège de Château-Porcien.
Après la prise de cette place , l'on ne songeoit
{)lus qu'aux quartiers d'hiver, lorsqu'on sut que e prince de Condé s'étoit saisi de Vervins , sur la frontière de Picardie. Le cardinal y fit marcher toutes les troupes. Nous pensâmes périr de faim et de froid à ce voyage, mais Vervins fîit repris en deux jours 2. Le cardinal ne faisoit pas tant tous ces sièges pour l'utilité que pour faire dire par ses partisans à Paris qu'il avoit ôté au prince de Condé la plupart de ses conquêtes , espérant que cela le feroit bien recevoir du peuple, qui jusqu'alors l'avoit eu en grande aversion. De Vervins, le cardinal fut à Laon, où il donna les quartiers d'hiver à la Chandeleur. Il me bailla Sens pour le régiment d'infanterie de Longueville et pour trois compagnies du régiment de cavalerie, le reste ayant des bourgs voisins de la même ville. Je marchai aussi-tôt pour m'y rendre par Soissons, Château-Thierri et Nogentsur-Seine. Les habitans de Sens firent difficulté de nous recevoir, tant à cause qu'ils sont les plus mutins du royaume, que parce qu'ils espéroient faire changer l'ordre par la faveur du
1. Il étoit probablement fils de François de Campion, écuyer, sieur ae Saint-Pierre, et de sa première femme, Charlotte de NoUent , fille de François de NoUent, chevalier, seigneur et baron de Limbeuf, seigneur du Bue-Richard, etc.