‹ Mémoires de J.-B. BoussingaultChapitre 5 sur 5 · LXXXIII · texte numérisé non relu

LXXXIII

} Lettre de Boussin^ault père à son fik.

( (Sur la même feuille que la précédente.)

j (Même date.)

Je me joins, ainsi que ta mère, à M. Vaudet pour te souhaiter que tu sois toujours heureux dans tes voyages, que tes opérations aient le succès que je désire pour faire ton bonheur; nous sommes tous en bonne santé. Dans ma dernière lettre, je te faisais part de mon voyage en Allemagne; ils te regrettent. Cadet fait peu de progrès. Je f embrasse de tout mon cœur, ainsi que ta mère, ton frère et tes tantes et suis, en attendant de tes nouvelles, Ton tendre père,

BOUSSINGACLT.

Lettre de Jfcf"* Vàudet à Boussingault.

(Sur la même feuille que les trois précédentes.)

(Sans date.)

Il y a déjà un peu de temps que j'ai écrit ma lettre. Depuis j'ai reçu un numéro des Annales de chimie oîi Ton parle de toi. C'est un rapport sur

les eaux chaudes de la rivière de Venezuela. Je l'ai lu; mais je voudrais que tu me détaillasses cela dans tes lettres, pour que je comprenne. Il me semble que tu aurais dû me parler aussi de Varbre de la Vache. Je voudrais savoir comment on se procure ce lait. Faut-il couper une branche, ou percer le tronc? Ce lait y est-il toute Tannée; peutil servir, comme le lait animal, pour beurre, fromage, et les habitants s'en servent-ils? Crois-tu qu'on puisse le naturaliser? Ce serait d'une grande utilité. Je te recommande encore de m'écrire avec beaucoup de détails. Dis-moi aussi si tu te plais parfaitement par là et quand tu reviendras : c'est là le point essentiel. Tes effets, tes livres ont-ils été bien conservés? Adieu. Vaudet attend après ma lettre. Je t'embrasse de tout mon cœur et désire plus que personne de tes nouvelles.

Adieu, ta sœur,

F. Vaudet, née BoussiNGAULT.

Lettre de Saint-Remy à Boussingault.

(Sur la même feuille que la précédente.)

Je profite, mon cher Boussingault, de l'occasion de la présente, non pour me rappeler à ton sou-

venir, mais bien pour te remercier d'avoir demandé de mes nouvelles; je suis toujours dans la même position : point d'avancement du côté de la fortune; une femme et bientôt un enfant; voilà le seul changement qui se soit opéré chez moi. Je me suis adressé à Jules pour le prier de me chercher une place dans son administration ; mais tu sais comme il est paresseux à écrire; et je ne sais pas quand j'en recevrai réponse.

Je te félicite sur ton voyage, car il te fait le plus grand honneur; ta renommée s'étend et bientôt tu seras au nombre des savants.

C'est ce que je te souhaite, et suis en attendant ton ami sincère.

Saint-Reicy.

Mon cher ami.

Une maladie douloureuse vient d'enlever mon petit garçon. Toute la famille est dans le chagrin de cet événement.

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