‹ Mémoires de Jacques Casanova de SeingaltChapitre 185 sur 235 · II · texte numérisé non relu

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quatre nne j'ai successivement déchirées : jugez de l'état

(lo mon cn'nr.

»♦ J*()i'(l<>nne au commissionnaire de se rendre de snîte À votro couvent pour que ma lettre vous soit remise à votre réveil. Il ne m'aurait jamais découvert, si mon bon. jrc'iiie ne me Tavait fait aborder au sortir de TOpéra. Je n'aurai plus bosoin de lui : ne me répondez pas et recevez toutos les expressions d'un cœur qui vous adore. »

Ma lettre achevée, j'appelle mon Fourlan, je lui donne un socjuin et je lui fais promettre d'aller de suite à Muran oi (le ne remettre ma lettre qu'à la religieuse en personn(\ Des qu'il fut parti, j'allai me jeter sur mon lit, où riiiil)ationce et le dosir m'empêchèrent de fermer l'œil.

Dans mon impatience, le lecteur devinera que je fus exact au rendoz-vous. On me fit entrer dans le petit parloir où je l'avais vue la première fois, et elle ne tarda pas à venir. Dès que je la \is auprès de la grille, je me mis à. genoux ; mais elle me pria de me relever de suite parce qu'on pouvait me voir. Sa figure était tout en feu et son re«rard me ])arut céleste. Elle s'assit et je pris un siège en tare d'elle. Nous fûmes ainsi plusieurs minutes à nous contonii)ler sans mot dire ; mais je rompis le silence en lui d(Miiandant d'une voix tendre et altérée si je pouvais espérer mon pardon. Elle me tendit sa belle main à travers la grille et je la couvris de larmes et de baisers. — Notre connaissance, me dit-elle, a commencé par un violent oraire ; espérons qu'elle se prolongera dans un calme parlait et (liu-able. C'est la première fois que nous nous parlons, mais ce qui s'est passé entre nous doit être suffisant pour que nous nous connaissions parfaitement. J'espère que notre union sera aussi tendre que sincère et que nous saurons avoir une indulgence réciproque pour nos défauts.

— Un ange comme vous pourrait-il en avoir?

— VA) î mon ami, qui n'en a pas ?

— (m: ..1 i»ourrai-je avoir le bonheur de vous convaincre T:.. î.K^s :<entimenls en liberté, et dans toute la joie de mon c'v'W'i

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