RENCONTRE D'UN MAGICIEN
trent de plus en plus combien on est éloigné de soupçonner sa présence (1).
(1) Dans sa lettre du 24 juin 1760 au comte de Durazzo, Favart dit que ce repas eut lieu chez le restaurateur Landel, et il ajoute ce détail à ceux que donne Monnet.
Poinsinet, sûr d'être invisible, « prend la résolution de voler son père en sa présence même. Il s'introduit dans son cabinet en marchant sur la pointe du pied, parce qu’on lui avait dit que s’il posait le talon à terre, le charme cesserait. Le père qui était alors occupé, ne s’aperçut pas que son fils était entré; mais en tournant la tête il le vit comme il prenait de l'argent dans son secrétaire. Le bon homme n'était point au fait de la mystification, aussi donna-t-il une trentaine de coups de fouet à son drôle qui les souffrit patiemment, en s’écriant seulement par intervalles : « Je sens bien que j'ai tort, sûrement j'ai posé le talon. »
Led,