‹ Mémoires de l'abbé Le Gendre, chanoine de Notre-DameChapitre 103 sur 184 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

d'Agreda : « Nous sommes plus à plaindre qu'à blâmer, dit ingénument le syndic, la Faculté a toujours été et sera toujours le jouet et l'esclave des puissances qui la dominent : de la cour, parce que d'un trait de plume elle peut casser nos privilèges; du parlement, parce qu'il les restreint et les étend comme il lui platt; et principalement de l'archevêque de Parts, parce que la plupart de nous ne vivant que de confesse et de prêche, il peut, quand il lui plaira, nous dter le pain de la main. » Quelle pitié qu'une compagnie d'ecclésiastiqnes. qui font serment de soutenir la vérité juaqu a reffusion de leur sang changent selon le temps de maximes et de sentiments en choses même les plus graves! Il y a plus de cent ans que le cardinal dn Perron lui a fait ce sanglant reproche aux états de Paris, sans que depuis elle ait tenu d'autre conduite.

(Août 1696.) Il avoit tant coûté à faire condamner le livre de Marie d'Agreda et la censure de ce livre avoit produit si peu d'effet, que M. l'archevêque perdit l'idée qu'il avoit eue de consulter la Faculté sur une chose bien plus importante. Presse par les jansénistes de se déclarer en leur faveur, d'un autre câté craignant que, s'il le faisoit sit6t et si ouvertement, il ne s'attirât mal à propos les reproches de sa famille et l'indignation du roi, il se trouva embarrassé. Le pas éloit difficile ; il crut s'en tirer en hasardant, trois mois après l'affaire de Marie d'Agreda, une ordonnance sur la grâce. L'ordonnance étoil savante, elle étoit bien écrite, il n'y manqiioit que du bon sens. L'occasion de la publier fut un livre intitulé : Exposition de la foi louchant la grâce et la prédestination'.

* i.t \im, inliliilé ExpotUûm delafii de l'Égiite romane lOH^anf

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su MÉMOIRES DE L'ABBfi LE GENDHE.

H. l'archerâque, dam la première partie de bob ordonnance, condamne le livre fortemenl, « y ayant reconnu lui-même tout le venin du dogme de Janeéniut. ■ Il condamne ce livre comme contenant des jH^positions impies et blasphématoires; au même endroit il frappe sur les jansénistes ausù rudement qu'on le peut faire, les traitant de gens inquiets, d'ennemis de la^jiaix, de gens enfin dont la doctrine a été légitimement condamnée de toute l'Église. Cependant, quand M. l'archevêque, dans la seconde partie de celle ordonnance, veut instruire son peuple de ce que l'on doit croire sur les matières de la grâce, que lui enseigne-t-il7 Les jansénistes le disent eux-mêmes et s'en font honneur : il lui propose leur doctrine, la doctrine de Jansénius, comme la foi de toute r%lîse. C'est sur cela que les gens sages se récrièrent. Y a-t-il du bon sens à souffler le chaud et le froid en matière de religion, k dire oui et non dans la même instruction, k comlamner dans un endroit ce qu'on ens«gne dans un autre? Aussi cette ordonnance fut-elle si désagréable k l'un et i l'autre parti, que tous deux s'élevèrent contre. Par là, H. l'archevêque se trouva comme entre deux feux et attaqué de tous cùtés sans av(Hr, pour se justifier, rien de raisonnable k répondre.

Les plaintes des molinisles ' furent les moins amères,

la grâce et la prédetUnalion hI <ia Xirtia de Bircm. ner» u de Jean du Verger dit Hanranne; leneraa, eomme l'oncle, >bb£ de Stin(-Cyr.

' JfoiMÙtM, difeowure du tyrtime de Holim rar b grtce, idramtroi de> juu^nitiet. Holint élût un jém'Ae espignd. profeuenr i ï'Vm- Tenilé d'Eron. Kous nVnlreiirendrotis point l'cxamm du lyatèmc dr Nolini : If* lecteun ne dduii tuÎTni^nt pi> rbn* œlte roule olxcare. Vallaire, qui pliUnnle, perle du melimime en ces termen : > L'BtiuEiie. iDsei fertile en auteur* Molirtiquei ijue «lirile en philosophes, prodniil Nolini. lejjiuite, ipi, iprfs iToirdAcouTerl piJdsénMiil commeM tten

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