‹ Mémoires de l'abbé Le Gendre, chanoine de Notre-DameChapitre 117 sur 184 · MËHOIHES DE L'ABBÉ LE GENDRE · texte numérisé non relu

MËHOIHES DE L'ABBÉ LE GENDRE

M. l'cvéqwe Je Chartres qui, depuis quelque temps, étoil devenu rins|>ecleur et le surveillant de son mctropolitaiii, pressoieiit aussi de leur côlé. Plusieurs des quarante ctoient prètsà se débander; onze se rctraclèrenl au premier mol qu'on leur en dit, vingt-neuf le Urent plus tard ; tous s'étant réunis présontèrent requête au prélat par laquelle ils se soumettoient à ce qu'il en ordonneroit. Comment eût-il résisté à tant d'attaques difTérentes? Quoique pendant quatre ou cinq mois il eût faTorisé le Cas, il le flétrit par une ordonnance de la manière la plus forte, sans frapper néanmoins sur les approbateurs; seulement il exigea d'eux de souscrire à son ordonnance; trente-sept obéirent, trois refusèrent et furent exilés. Le plus regi'ettable des trois étoit un M. Pelitpied ', professeur de Sorbonne, homme savant et de mérite, qui depuis a mené une vie errante et cachée. Combien de fuis avons-nous ouï dire à son oncle M. Pelitpied, sous-chantre et chanoine de notre église : « Mon neveu est bien malheureux ; il est la victime de M. le cardinal ; il n'a Tait ni dans le commencement ni dans le progrès de cette affaire que ce que le prélat a voulu. »

Les principaux agents qui furent envoyés, pour la manœuvre subalterne, à finir cette grande affaire, furent M. Pirot et MM. Vivant frères. L'aîné étoit devenu chanoine de Paris au droit d'un vieux gradué ' ; l'autre étoit curé deSaint-Leu. M Pîrnt, fort employé sans caractère

< Pelilpi«d (KMrs). né en I6G5, mcrl «ii 1717, dd des Jcrinin» let plui récoàds de l'école jansfnûle. Haréri die de lui quilre-viogUiti

■ On ■p|)elail gradué, en miti^re béiiéHciHlu, celui qui. syintoUmu de» di'grés daiu unu unircrsilû r^ineu!*! ilu royaume, [louiait reqn^ir cl

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