‹ Mémoires de l'abbé Le Gendre, chanoine de Notre-DameChapitre 147 sur 184 · LIVRE SRPTifiHE. SU · texte numérisé non relu

LIVRE SRPTifiHE. SU

eosBent donné una satisfaction entière ; second^nent, que l'acte d'acceptation de la bulle Utùgenitua, qui se trouToit dans les regisb«s, en seroit biffé et rayé comme non véritable dans tes tennes qu'il y étoit couché ; enfin, qu'on informerait contre l'auteur de la fausseté, qui étoit le dernier syndic. Cet ei-syndic étoit un noBuné Le Rouge, honune de palais autant que théologinii i qui le Pwe LeTellîeravoit donné, un an devant, une pennon de cinq cetds écus pour s'être comporté, lors de l'enregistrement de la constitution, de la manière que ce Père l'aToit voulu.

Des scènes d'un si grand édat ne pouvaient manquer à avoir des suites. Les (acuités de théologie de Reims, de Nantes, de Caen, à l'eiemple de celle de Paris, révoquèrent leur acceptation ; buit évêques en firent autant, trente autres parurent ébranlés ; tout tendoit à une défection générale, si les constitutionnaires du premier et du second ordre, soit par zèle pour la bonne cause, soit par honte du tâche silence qu'ils avoient gardé jusque-là, n'eussent pris k temps le frein aux dents. Les fH«lats de l'assemblée qui se tenoit alors i Paris, revenus de la consternation oàles avoient jetés les partialités du Régent, caosurèrent, quoi qu'il en pât dire, deux livres imbus de jansénisnie, intitulés, l'un, les Hexaples, l'autre, le Témoignage de ta vérité. D'autres évéques lui parlèrent ou lui écrivirent de province avec une fermeté à laquelle il ne s'attendoit pas ; un fut assez hardi pour appeler du Rot minewr au Roi majeur de ce qui s' étoit lait et de ce qui se feroit pendant sa minorité au préjudice de l'Ë- ^ise.

Le second ordre n'eut pas moins de vivacité : prêtres et moines, jésuites surtout, parièrent sans ménagement

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U( HËHOIRES DE t'ABBÉ LE GENDRE.

en chaire, en conrM^ation, et on vit de semaine à aartre Bortir fiirtiTement de dessous la presse des écrits de toutes les sortes, tous plus ou moins piquants. C'étoieot «niant de tocsins pour exciter le peuple, les évêques, les grands, la noblesse à prendre la dcfense de la constitution. Cette révoluUon fit peur au Régenl ; il en fut plas docile à écouter conseil, de sorte qu'il ne se montra plus aussi partial qu'auparavant; mais, se rendant médiateur entre les deux partis, il s'appliqua à diminuer le feu qui les animoit et à les réunir sur le Tait de la cottstitutiim. Méritoit-elle le bruit qu'elle a fait et toutes les peines qu'on s'est données pour b faire recevoir'.' Il y a bien des gens qui disent que non, et que dans un temps où les esprits n'auroient point élé agités, cette bulle, comme bien d'autres, serait tombée d'elle-wême dans un ftofond oubli.

Quand je pense avec quelle animosité on dispute depuis si loogtMops et jusqu'où, des deux côtés, tm a porté le zèle pour ou contre la constitution, je ne puis asseï admirer combien b honte de se dédire Pt combien l'esprit de parti aveuglent les hommes. Que disent les zéUleurs de la constitution ? Ils disent qu'elle fait règle de loi et qu'on doit croire ce qu'elle décide, comme oo croît les plus saints mystères. Que disent au contraire les anti- CMistitulioDnaires? Us soutiennent qu'elle détruit la foi, en ce qu'elle condamne des vérités essentielles à la religion. Qui des deux partis a raison? Je dirois toiostiers ni l'un ni l'autre et que tous deux se trompent également. Dès que la constitution ne condamne qu'en général les cent une propositions, et qu'en particulier elle n'applique à pas une de ces cent une prapositions ni toiles les noies tn&kmanles qui sont énoncées dans la bulle, ni aucuae

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