LIVRE SEPTIÈSE. U
au préataUe que les réfraclaires se soumîssont de ccBur et d'esprit à la bulle.
Uae réponse ai sèche ne pouvoîl que déplaire en France et y aigrir tes choses à un point qu'on auroit peine à empêcher qu'elles ne fussent portées aux dernières e^ trémités. On le craignoît à Rome, et ce fut pour préveoir un si grand oial que, pendant qu'on y amusoit I«s dé[uités, un jésuite nommé La ffiteau',aujourd'huié?éque de Sisleron, vint ici de la part du pape bire des propo* sitions, avec ordre de laisser entrevoir à l'abbé Dubois ce qu'il y avoit de plus séduisant pour un ecclésiastique*,
■ Laffileau (Piprra-Fnoïois) ; né en 16S5. moit en <764. Il k fait une Hittiiire de la eonttUulion Vnigfnttia ; 1737 d 173S.
* Le ehapenu de ordinal . — Ce fui en effet par <m hoatciK trafic que ae termina l'arfaire Je la bulle Vttigoiitiu, ainsi qoe le rapporte Stinl- Simon dant Ica passages suiianls :
< L'ablié Dubois, qui ne pensait qu'a faciliter sa promotion su cardinalat, et qui y laenfiait l'âlat, le Réitent. el tantes les cbotes, Gl ai bioi, que noua Fûmes tous surpris qn'uu otNiaeil de régence tenu l'iprès-dioéi: du dimanche 4 août 1730, H. le chancelier lira de sa puclic des letLres patentes pour accepter li couditutiun UHigeitilut, et les lut par ordre de M. le duc d'Orléans, i|ui ne prit la roii de personne, dont Je tut luisi aise que surpris. Celte nouTeiulf de ne prendre poinl les ayis Ira ppi tout le monde, et minjui bien solenuellemenl qn'ilt n'aucuient poinl éié pour la déclaration et le tour de puse-paste et de violence d'en user hardiment de la sorte pour la furc jiasser |nur approuvée, dans la certitude que personne D'aserDit réclamer. Ce fut un grand mérite que Dubois ■^acquit auprès des jésuites et de toute la cabale de la oonititiilian. > (S«Rl-5iiiwi. I XXXIV, p. lM-45.]
• L'abbé Dubois el U- le duc d'Orléans, celui-ci par fuiblecse, l'autre puuT son cbapeau, ■ voient toujours entéle leur déclaration pour Taire rscevoir la caaatilulian Vaigenittii. Us ne furent pas longtempa i s'apercernir de l'inutilité el du ridicule erfel il'ivoir ovec tant île pompe el de seigneurs, bas et nsllcurs, brcé le grand conseil i l'eiiregislrer ; ils te mirait bientôt après ■ reprendre leurs négociiiioas avec le parlement ; cilea duiàrenl trois mois, el ces trois mais furent une mine et une sbondsnte veine d'or pour le premier présideDl. qui vendoii le Hégent à si compagnie, pour a'j réaccréditer, et qui enfin la vendit au Régent. Quand il le ernt an point qu'il déûioil «vee le patientait aui dépeiit du Bf-
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350 UÉHOIRES DE L'ABBÊ LE GENDRE,
aliti de le disposer à employer son industrie et tout ce qu'il avoit de crédit i rendre le pape content. L'homme de conKance da Régent étoit cet abbé, autrefois son sousprécepteur, puis son précepteur, et dans tous les tunps le ministre de ses plaisirs. Ces liaisons intimes lui avoioit donné sur le prince un si grand ascendant que ce prince ne se fioit qu'en lui. Ce confident étoit comm pour un homme sans mœurs, mais pas sans mérite, s'il peut y avoir un vrai mérite dans un homme qui n'a point de mœurs ; homme de beaucDup d'esprit, esprit liant, rusé, délicat, homme d'esprit plus que de bon sens, ne doutant de rien, plus impéluens que hardi, décisir par présomption autant que partaient, plus propre à débrouiller qu'à bien conduire les afTaires, homme à grands desseins dont il n'esécutoit aucun.
gCDt, qui rouraiisoil à ses profusioDs et i ses broords, el qu'il comprit qu'il £toïl temps de finir l'itTiirc, pour ne pu brirceUe Teinect ne p»- ■erl'hWer iPoutoise, aubaurd, s'il poussait le Hi^enl ibout, de lui Termer la main, de se loïr forcé 1 mettre bas sa table, et i tomber de l'fnormc spl<<iideiir qu'il avoit soutenue jusqu'alors, il se Gt valoir 1 h compagnie, fort lasie de l'élûgnement de ses foyers, qu'il li nmènerail i Pans, si elle touIoîI enr^iitrcr une déclaration qu'ils sauroient toqjoun bÎL'u eipliquer dans la pratique, et qui au fond ne donneroil fucrc plus 1 la constitution, qui avoit un si nombreux pitrti dans l'Efctise et tonte l'antoritf du gouvernement pour elle. Il en vint i bout; le parlement l'anr^istra le i décembre, et deux jours après il y eut sou rappel à Paris, où il reTinI incontinent reprendre sa séance ordinaire, et se remettre tout de bon i écouter et juger les procos. i [Ibident. p. 17â-70.)
• Il y avait déjii quelque temps que l'abbi Dubois avoit persuadé au cardinal de Roban qu'il le ferait premier ministre, s'il Touloil aller à Home presaer jon chapeau. Hohanse prépsroitau départ avec de gt»n*ï Mmmu que nnbois lui riisoît donner pr H. le duc d'Orléans, pour le défnï de son voyage, lorsqu'on npprit par un courrier du jéuiite LdCleau, évEque de Sisteron, que Dubois tenait 1 Rome avec d'autres agents encore, la mort du pape Clément XI. le 1S mars, n'ayant gnireétéqDivingl-quilre lieurea malade, à soiiiote etonieans, près de ouïe ans dr cjrdiaîlit et un peu plus de vingt ans de pontiHcal. Il étoit de Petaro. où lea Albani étaient peu de diose. La Dwnière dont ij a geaTemé m *<mI
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