LIVRE HUITlfiXE
cntendn? Il auroit eu peine à le dire: oomtne administrateur et comme procureur général, il n'a que voir au spirituel; l'intériour des monaslèrex n'est point de sa compéteDcc, et c'est en quelque manière mellr'^ la main àl'encensair quedn s'en mêler. Il prit pour ()rétexteque, les nouvelles constitutions ayant passé au parlement, il étoitdeson ministère d'en soutenir l'homologation. La bonne raison, c'est que, tenant à gloire de les avoir faites ou du moins d'y avoir eu grande part, il soulTroit impatiemment que je les eusse représentées dans mon mémoire au Conseil comme pernicieuses dans la pratique et tendant à abandonner les religieuses à elles-mêmes. M. de Flcuryesl un homme de beaucoup d'esprit, et qui a des talents, mais il ne m'a point paru que ce fût une âme élevée qui tende par de grandes choses à immortaliser son nom. Sa sphère est plus restreinte : il sait se conduire Hncment selon le cours des affaires, et son plus grand objet est de laisser à ses enfants, par une sage économie, plus de bien qu'il n'en a eu <le sa famille. Il passe pour affectionné au parti; du moins est-il vrai qu'il n'a guère d'ouverture qne pour les personnes qui en sont. Il a toujours été attaché à M. de Noailles et lié d'amitié avec ceux de nos confrères les plus amateurs de la nouveauté. Je leur ai ouï dire que c'est de concert avec M. de Joly qu'ils formèrent le dessein de changer les constitua lions, qu'on lui envoyoit l'euille à feuille, et qu'on n'en transcrivoit aucune qu'il n'y eilt mis son vu. Ce sont eux qui i'avoient mis en goût des nfiaires de l'Hôtel-Dieu, en lui vantant, ainsi qu'à madame la procureur générale, le mérite des précieuses, particulièrement une sœur de ta Miséricorde qu'ils exaltoient fort.
Cette sœur de la Miséricorde avait su seEaireune cour