‹ Mémoires de l'abbé Le Gendre, chanoine de Notre-DameChapitre 166 sur 184 · HËHOIRES BB L'ABBÉ LE CENDRE · texte numérisé non relu

HËHOIRES BB L'ABBÉ LE CENDRE

et en Languedoc. Ces seixe maisons n'ont bit ensemble qu'une province, vivant sous les mêmes lots et sous le même proviocial, jusqu'à ne que, pour les mettre en paix, on a cru que le mieux étoit d'en désunir une partie. CeUe paix si désirée et ^i rare dans les couvents n'a guère junais été dans le convent de Paris, j'entends celui du Marais, que ces Pères appellent la grande Maisaa. Les religieux gascons, qui en éloieut les fondateurs, voulant y être toi^ours les mitres, d'un autre cAté, les religieux parisiens, qui y avoient fait professioa, ne voulant plus les y souffrir, les deux nations y ont été en guerre ouverte viugt ans durant ; guerre qui tôt ou tard eùl juiné les uns ou les autres si Louis XIV, par bonté, n'eAl obtenu de Clément X, en 1672, de faire de cette maison, de celle de Chenoise el du collège de Paris une «>ngrégation qui eut ses officiers el ses coostitutions à part, qui ne dépendit point du provincial de Gnyenne et qui immédiatement fut soumise au général.

Celte érection fut un coup de foudre pour les Gascons ; iU ne purent le parer. Que ne 6rent-ils point avant de se retirer pour ne pas abandonner le champ de bataille aux François? Depuis la retraite des Gascons, cette tumultueuse maison n'en fut pas moins un champ de bataille ; l'ambition et la jalousie y firent naître incontinent une guerre civile aussi peu édifiante que les hostilités passées. Il s'y forma trois factions; chacune avoit son chef qui nspiroit à dominer dans cette confusion. La maison fut en anarchie jusqu'à ce que l'un de ces trois chefs, ou phis heureux ou piqs habile, ayant subjugué les deux autres, devînt le maître absolu de la congrégation. Son règne ne fut pas long, parce que l'avarice de ce despote et ses manières dures l'avoienl rendu insupportable. BientAl les

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