LIVRE QUATRIÈME. 1M
mie de àeu\ cent cinquante genlilshommes, de placer cette académie dans les superbes bâtiments des religieux de Saint-Denis, et d'y unir, pour la fonder, la nieiise conventuelle. Celle ineiisc est bien aussi riche que celle de l'abbé; l'une cl l'autre valent au moins quarante mille écus de rente. Ce dessein, dont les moines, à force de présents, éludôrenl l'exécution ', les fit d'autant plus
doute, et pourlint te hit ad rmi : il eil démaiitré dans une loUre inédite deduCiDge, quepo»£deb blUiothèi|ue de l'ArKen*! (Hm., helle»lellreifniipiiMa, 311) :
• Je ma li mirqué, moaiieur, <|u'il y ivoît quelques eiemplet de l'î nslïtal ton <le> demoiselle) de Stînt-Cjr d*Di l'IiitlDired'Augnile, Puiique TOI» déiirei les uvoir. les Toici : Le premier eil liri de Capriolin en b lie de l'empereur Antonin, «urnoininé Piiu, en le faft lingt de l'^tition de H. Seuiniite, où cet auteur remarque qu'il Inslilua une aflemblée ou congrégation de jeunes lille> luxquellei il aaeigna des rêvenua pour leur nourriture et lei no'iinia Faatliniennet en l'honoeur iIf l'impératrice Fausliiie sa Femme. I<es lennes latins >oni i^eui-ci : Pudia» alimenlariai in honorem fautlinm Fausiinianas eoatlituit. L'autre e«l tiré du mime auteur en la fie de l'empereur Antonin, luniommé le Philosophe, qui, i l'cicmple de Fausiine el en son lionaeur, fit une m^me congré):ation de fillu qu'il nomma pareillement FauiliuUnaei. C'eat en la pa^e Irente-troia, où il en parle ainaj : Novai pvella* t'auiliniauaa iiatitiiU ru hûaarem uxorit atorlux. Il dit de neuvelUt Gllei Pauatinïennea parce qu'il jaToil déji un aemblable JlaUiiscmeal sous le même nom. Enfin le troiiiime exemple se tire de Lainpridiui, en la vie d'Alexandre Sjv^re. qui fut, auoi bien que les deui rmpi.Teun que je viena de oommer, l'un des meilleurs pnncei d'entre ceui qui ont tenu l'empire el duquel on diaoit que Rome ^loit en sûreté liiraqu'il se portoil bien : Solva Rama quia tatva» eit Àlexander, comme nous pourrions dire aujourd'hui : Salva Francia quia laltmt nt iMdovieui. C'est 1 la suite de ce passage, qui est en la pajte 154 de la ménie édition, que cet aulnir ajoute qu'Aleiandre Sévère institua des coll^-iie) ou contré gnliuiia déjeune* fillea et de jeunes gur^ons comme les Aniunlus avaient institué les Faluliniennfl et qu'il les nomma Mamméanet el Mamméaig, du nom de Hammée ea mère, pour laquelle il eut toute >a ne beaucoup de respecl. Voici Ict terme» latins de cet auteur : Paella* el puerei, çuenaàmdttm AatoaiNUê FaostinianasetHammeanaa e( Hammaanos ituliiKil. Je suis... >
■ Au lieu de celle gnnie fondatiou, on >e contenta d'établir, dans les pbcei fortifiée), de) compagniea de cadeta-gentilBbomme* Igéa de qua-
1&S HËHOIRES DE L'ABBfi LE GENDRE,
trembler, qu'ils surent par leurs espions que c'étoît M. l'archevêque qui l'avoit proposé; ils lui en voulurent bien du mal, jusques à en porter leurs plaintes à Rome, par le procureur général qu'ils y ont pour veiller à la sûreté et à rexpédilion de leurs bénéfices. Ils ne gagnèrent rien à s'y plaindre ; on y appréhcndoit le prélat, et d'ailleurs on y étoit content de la manière aussi gracieuse que prudente dont quelques mois auparavant il en avoit usé à l'égard du nonce.
Les nonces n'ont en France aucun privilège : grande gène pour eux ; partout ailleurs ils ont un tribunal avec liberté entière d'y exercer leur ministère. On les respecte en France, on les honore, mais on ne souflre point qu'ils y fassent aucun acte de juridiction, ni volontaire ni contcntieuse. Louis XIV avoit sur cela une meneilleuse attention ; les jansénistes lut avoient si bien mis en tête par les amis qu'ils ont toujours à la cour que toutes les démarches des papes ne tendent qu'à se rendre maîtres du temporel des rois, qu'on ne peut dire combien il étoit en garde contre tout ce qui venoit de Rome et ce qui pouvoit y avoir rapport. Il se faisoit rendre compte des gens qui voyoient le nonce et entroît en inquiétuile quand il savoit qu'un prélat avoil fait quelques cérémonies ; les jansénistes avaient grand soin de le faire savoir à la cour. La vue de ces hommes artiGcieux, en donnant des soupçons au roi, étoit d'attiédir le trop de zèle qu'il témoignoit à faire exécuter les bulles fulminées contre eux.
lorie i vingt-cinq id< el (uniui'ls on en^jinait les eiercices militaires. Ut cillent au nombre de i]u>ire mille ^ordonnance du S! juin I0)j3|. Celle inililuLioD, qui lui l'origine des tco\es militiires, ne dur* que cinq ■ liiiins U.Th. LaTalléeen donner* l'histoire dans un curieui ouinge qu'il prépare depuis loagteiii|i», el doni le. litre sera : Hilteiiv <te l'icott mUHaire de SaiM-Cgr.
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