Titre
Décoration d'architecture en forme de retable, ornée au haut de deux anges assis soutenant un écusson dont le champ présente une tige de lis contre laquelle est adossée la lettre S. Deux autres
(‘) Voici ce qu’on lit sur cette suite dans les notes manuscrites de Mariette, fol. 66 :
« Les principaux miracles opérés par l’intercession de l’image miraculeuse de Notre-Dame de l’Annonciade de Florence, représentés en une suite de quarante planches, sans y comprendre le frontispice ; on n’y doit pas comprendre non plus l’image miraculeuse de Notre-Dame de l’Annonciade, qui est gravée d’après le dessin de Mathieu Rosselli et est un peu plus grande que les autres planches de cette suite et ne se trouve pas, à ce qu’il me semble, dans le livre (v. ci-dessus notre n° 75). — Je suis comme assuré qu’elle n’a jamais été faite pour ce livre; elle n’en est pas moins de Callot. Cette suite a été gravée au burin par J. Callot, pendant son séjour à Florence, et d’après les dessins de Mathieu Rosselli, qui en a fait la plus grande partie, et ceux d'Antoine Pomerance, frère Arsène Mascagni, Antoine Tempeste, Fabrice Boschi, Jean Bilivert et autres peintres de l’école florentine.
» La date de 1619 est celle de l'édition du livre; mais il ya grande apparence qu'il y avait déjà quelques années que Callot avait gravé les planches. — Elles sont gravées au burin, d'une manière fort finie. Il yen à 19, en comptant le frontispice, du dessin de Math. Rosselli, 6 de Mascagni, 2 de Pomerance (qui se nomme Antoine, ce qui est remarquable), 4 de Tempeste et 4 de Fabrizio Boschi, 4 de Jean Bilivert que le père Orlandi nomme Antoine Biliven, et 8 où il n’y a pas de noms d'auteurs marqués.
anges sont debout vers le bas, montrant le tableau sur lequel est écrit : sceLrA | p’alcuni Miracoli e Grazie | della santissima | nuN+ LIATA DE FIRENZE | Descritti Dal P. F, Gio. Angiolo Lottini | dell’ord: de Serui | ALLA SER®® CRISTIANA DIE LORENO | Gran Duchessa di Toscana. — On lit dans une tablette, vers le bas : IN FIREN£E Appresso Pietro Cecconcellj Alle stelle Mediceg » — Sur la marche de l'autel, à gauche : Mathœus Rossell: Inu.; e1 dans la marge : Con Licensa de superiori 1619.
On connaît trois états de cette planche :
| I. C'est celui qu'on vient de décrire.
— Les quatre d'après Tempesta ne me paraissent pas de Callot, non plus que le titre, qui pourrait bien être de Th. Cruger.»
Cette note judicieuse est exacte dans toutes ses parties. Notons seulement ici que si, comme l'annonce avec raison Mariette, la vierge de la Nunziata, décrjie n° 75, n'a pas été gravée pour le livre, on rencontre quelquefois des épreuves du second état de cette pièce, les quelles ont été ajoutées à quelques exemplaires du premier état des planches restés probablement en magasin.
Disons encore que cette suile ayant été gravée longtemps avant le titre, et avant la publication du livre auquel elle était destinée, il a pu en être tiré quelques épreuves hors texte, soit avant les inscriptions, soit avant les numéros ; cependant on n'en a jamais signalé de telles.
Dans Ia première édition, les figures ne sont pas placées dans l’ordre de notre description. Cela tient à ce que les numéros qu'on voit à droite de chaque estampe ne correspondent pas'à l’ordre du texte qu'elles sont destinées à décorer. Ainsi, après lé n° 35 on trouve le n° 39, et le n° 37 se trouve reporté à la page 169. Les nos 41 à 53, qui devraient se trouver après le n° 39, sont plus loin dans le volume à côté du texte qui donne une ample description de chaque miracle.
11. La date a été changée, ainsi que le nom de l'éditeur, On lit sur le titre : rx rrnevzx Nella stamperia de Lanprxs, et, à la droite dubas, la date de 1636. — C'est le titre qui accompagne la seconde édition, et par conséquent le second état des planches de la suite.
III, La date de 1636 a été effacée, non sans laisser des traces visibles. On rencontre quelquefois ce troisième état du titre en tête de la première édition du livre. Ceci ne peut s'expliquer que par la découverte d'anciens exemplaires restés en magasin, mais incomplets du titre. Le plus souvent ce frontispice, ainsi mutilé, accompagne des épreuves très-affaiblies par des tirages successifs.
Mariette attribue ce titre à Th. Cruger. Il est certain qu'il n'est pas de Callot. Outre qu'on n'y reconnaît pas sa manière, l’artiste lorrain ne gravait plus au burin en 1619, et surtout il ne gravait plus sur les dessins d'autrui.
(4) Le public est admis à voir l’Annonciation peinte par Bartolomeo et qu’une main divine a achevée.
On lit dans la marge: Nel muro doue Bartolomeo dipense la aynziArTA | nel m.cozrr, il santo Volio da mano diuina fù efKgialto. |
(3) Une Dame obtient que l'enfant dont elle vient d'accoucher soit blanc, de noir qu'il était. On lit à la droite du bas : Hatthœus Rossell: Inu., et, daus la marge : Vna Gentildonna, etc.
(5) Un soldat nommé Antoine, dont la tête vient d'être tranchée, obtient qu'elle soit rétablie à sa place ; c'est le sujet de l’effroi du bourreau, qui tombe à la renverse. On lit dans la marge : Ad Anéonio, etc., suivi de : Fr. Arsenius Mascagnius Inu.
(7) Le même bourreau, mis en devoir de faire mourir Pierre,
ue peut exécuter la sentence, sa hache demeurant immobile derrière son dos, ce qui sauve Ja vie au patient. — Pietro, in atto per esser decollato, etc., suivi de : Mascagnius Inu.
(9) Un chevalier de Malte, condamné aux flammes par les Infidèles, n'en fat point atteint sur le bûcher enflammé. On lit à la gauche du bas: Antonius Pomerancius Inu., ot, dans la marge : Vn Cavalier di Malta, etc.
(11) Jean Fieschi dut à la vierge Marie de ne point mourir d'un grand coup d'épée que lui porta un chef d'armée contre lequel il combattait. — Malthœus Rossell : Inu. — Giouarmi Fieschi, etc.
(43) Hercule d'Este ne mourut pas d’un coup d'épée mortel qu'il reçut à la cuisse en combattant à cheval, — On lit à la droite du bas : Matthœus : Rossel: Inu, et, dans la marge : Risana il Sig. Ercole da Este, etc.
(15) Une Reine de Chypre obtint de la Vierge la grâce de finir ses jours dans la chasteté. On la voit méprisant sa couronne et ses atours. On lit dans la marge : Wna Regina di Cipri, etc., suivis de : Mascagnius Inu.
(17) Le pape Innocent VIH, au lit de mort, envisage tous les périls de sa dernière heure. == Ad Innocsnxio Oltauo, etc. — Pièce anonyme.
(49) Un maréchal-ferrant du nom de Barthélemi, fait une chûte de soixante brasses et n’en éprouve aucun mal. On lit à la gauche da bas : Fabrilius Boschius Inu. et, dans la marge : Cade Bartolomeo, etc.
(21) Un domestique, détenu pour vol dans une prison, obtient sa liberté. On lit dans la marge: Vn seruidore carcerato, etc., suivi de : Mascagnius Inu.
(23) Dame couchée dans son lit, abattue par la maladie, contre laquelle tous les remèdes ont échoué, recouvre la santé. On lit à la gauche du bas : Ioannes Biliuert Inu., et, dans la marge : Donna languente, etc.
(25) Antoine Zingano, mort depuis vingt-quatre heures, est
rappelé à la vie : son cortége funèbre l'entoure. — Matthœus Rossell: In. — Antonio Zingano, etc.
(27) Nicolo, esclave chrétien chez les Turcs, parcourt le pays ses fers à la main et recouvre la liberté sans que personne s'y oppose. On lit à la droite du bas: Matthœus Rossell: Inu. — Libero Nicolô, etc.
(29) Le soldat Génois Bartolomeo, blessé de trente plaies mortelles, recouvre la santé, On lit à la gauche du bas : Matthœus Rossell : Inu. — À Bartolomeo, etc.
(31) Le seigneur Pierre Soderini, au lit de mort, recouvre la santé. On lit au bas, vers la gauche : Matthœus Rossell: Inu: et, dans la marge : Al Sig'. Pietro Soderini, etc.
(33) Le seigneur Pierre dal Monte, blessé dangereusement à l'œil d'un coup d'arquebuse, obtient la cure de sa plaie. On lit à
la gauche du bas : Matthœus: Rossell: Inu: et, dans la marge : Al Sig*. Pietro dal Monte, etc.
(35) Un certain Spadino, allant labourer son champ, est assailli par un ours que des chasseurs poursuivaient et en est délivré. Pièce anonyme. On lit dans la marge : Oppresso Spadino da un Orso, etc.
(37) Une femme de Florence, nommée Madeleine, tombée d’un toit dans la rue, sur la bouche, en fut quitte pour la perte de quelques dents. On lit dans la marge : Maddalena cade dal tecto, etc., suivi de : Mascagnius Inu.
” (59) Un petit enfant, du nom d’Accursio, tombe de trente brasses de haut sans se faire de mal. Pièce anonyme. —= Accursio Fanciulletto, etc.
(41) Dominique de Giusto, boluanger de Florence, demeure sain et sauf dans sa maison écroulée. On lit à la gauche du bas : Matthœus Rossell: Inu: et, dans la marge : Rimasto Domenico, etc. |
(43) Une grande dame de Bologne, du nom de Marguerite, frappée de cécité depuis longtemps, recouvre la vue. On lit au bas, à droite : Matthœus Rossell : Inu., et, dans la marge : A'Hargherila, etc.
(45) Un certain Giovanni, privé de la lumière depuis longtemps,
la recouvre. Pièce anonyme. On lit dans la marge : Gioanni, slalo; etc.
(47) Une femme nommée Antoinette, estropiée de ses membres, en recouvre l'usage à l'instant même. On lit au bas, à droite : Matthœus Rossell : Inu., et, dans la marge : Antonia, slorpiala, etc. |
(49) Un homme du nem de Léonard, autre estropié, fut subitement guéri. On lit au bas, à droite : Hat(hœus Rossel: Inu., et, dans la marge : Lionardo, nella Cappella, etc.
(51) Un certain Mariotto, natif de Cortone, soumis à la question devant ses juges sur une fausse accusation, n’en éprouva aucun mal. Pièce anonyme. On lit dans la marge : Hariotto di Mardino, etc.
(53) Un certain Dominique, qu'une maladie avait condait au tombeau, en sort plein de vie et de santé. Ou lit à la gauche du bas : Ant. Pomar. Inu., et, dans la marge : Domenico, non auendo ollenulo, etc.
(55) Un certain Rocco est frappé de cinquante coups d'épée
dont il guérit. On lit à la droite du bas : Matthœus Rossel: Inu., et, dans la marge : Rocco ferilo, etc,
(57) Bernard, fils de Dominique de Verceil, pris pour un espion, et pendu comme tel, recouvre la vie après une nuit mortelle. Pièce anonyme. On lit dans la marge : Bernardo stando impiccalo, etc.
(59) Un capitaine, dangereusement blessé d’une balle de mous-
quet qui le renverse de cheval, en guérit. On lit au bas, à gauche : Matihœus Rossell : Inu, et, dans la marge : Vn Capitano, etc.
(61) Le nommé Mariotto, exposé sur uu bûcher, ne fut point atteint des flammes. Pièce anonyme. On lit dans la marge : Mariollo, exposto, elc.
(63) Le nommé Sino, conduit au supplice la corde au cou, obtint grâce de la vie et la liberté. On lit dans la marge: Sino, con voce, etc., suivi de: Antonius Tempestinus Inu. — Morceau douteux.
(65) Marc Cambini, blessé de plusieurs coups d'épée et laissé pour mort par ses assaillants, est conservé à la vie. On lit dans la marge : Harco Cambini, etc., suivi de : Mascagnius Inu.
(67) Le nommé François, condamné à perdre la têle, est exposé sous le couteau d'une machine semblable à la guillotine de nos jours. Par suile de l'intervention de la Vierge, le couteau est empêché de fonctionner. On lit dans la marge : Douendosi tagliar il collo, etc. Cette inseription est suivie de: Antonius Tempestinus Inu. — Morceau douteux.
(69) Gérard, fils de Juan d'Autriche, fut frappé d'un coup de hache qui devait le tuer et dont il ne perdit pas la vie. On lit au bas, à droite : Matthœus Rossell: Inu : et, dans la marge : Gherardo Figliuolo di Giouanni d'Austria, etc.
(71) Sébastien, fils de Pierre, de Campidoglia, chargé de coups mortels et les deux yeux crevés, en guérit et recouvra la lumière.
On lit dans la marge: À Bastfiano, etc., suivi de: Matihœus Rossell: In.
(73) Le nommé Martin, assailli par des gens armés et laissé pour mort, revient à la vie et à la santé. On lit dans la marge : Martino giunto, all'estremo, etc., suivi de : Antonius Tempesia Inu. — Morceau douteux.
. {7B) Le nommé Bernard, fils d'Antoine, de l'Ile de Sardaigne, abimé de coups et laissé pour mort, recouvre en une seule nuit la santé. On lit dans la marge : Bernardina con molle ferite, elc., suivi de : Antonius Tempestinus Inu. — Morceau douteux. |
(77) Agnola, fille de Jean de Montepulciano, couchée dans son lit et possédée depuis longtemps, est délivrée des démons. On lit à la droite du bas : Mfatthœus Rossel : delineauil, et, dans la marge : Donna oppressa, etc.
(79) Quatre autres dames, également possédées des esprits in= fernaux, en sont délivrées au pied de l’autel de l'Annonciade, où on les voit prosternées. On lit à la droite du bas : Matthœus Rossell: Inu: et, dans la marge : Quattro Donne, etc.
c SE de tous les Saints et Saintes et des Fêtes mobiles de l'année (*).
Suite de 490 estampes sur 124 planches, une sur chacune des deux premières et quatre sur chacune des
(”) Cette suite a été gravée en Lorraine à différentes époques,
122 autres, dont deux au haut et deux au bas. Les estampes des 122 dernières planches sont dans des ovales
mais elle n’a été publiée qu'un an après la mort du maître qui y travaillait encore dans les dernières années de sa vie. Le livre que ces estampes étaient destinées à décorer n’a pas paru ; mais il existe en manuscrit, à Nancy, chez M. Ch. de Gauvain. Il contient les vies de chacun des saints et saintes, représentés par les gravures de Callot. L'auteur, dont le nom a été gratté, déclare qu'il a fait exécuter les gravures qui étaient destinées à éllustrer son travail hagiologique. Il ne dit pas, mais on Île comprend de reste, que l'occupation de la Lorraine en 1633, a été le motif qui arrêta sa publication, Ce travail a été mis an net sur un exemplaire de premier trrage du livre des saints dans lequel la main du pieux lorrain a enlevé la dédicace au Cardinal de Richelieu, composée par Israël Henriet, pour y substituer une dédicace à la sainte Vierge dont voici le texte :
« À la tres Immaculée Vierge Marie mere de Dieu, Royne des Saincts, Dame de l’uniuers et Refuge des pecheurs
» Ayant faict grauer le pourtraict des sainctz, selon l’ordre des jours de l'annee, je n'ay iamais eu d’autres pensées que de vous mettre comme leur Royne et dame a la teste de ceste saincte trouppe : Car, après vostre diuin fils, debuans leurs couronnes a vos maternelles bontés, j'ay creu que selon l'Éloge que vous donne la saincte Eglise, vous deviez paroistre icy comme l'entrée du ciel, et la porte de leur bonheur; et puis, les sainctz ne pouuant estre considerez d'une ame cretienne, sans luy donner de grands desirs d'auoir un jour part à leur félicité, j'aurais faict tort à la piété de vos deuots, si d'abord ils ne vous eussent point rencontré, leur tendant les bras et leur présentant vostre pitoyable sein, pour les accueillir fauorablement et leur faire mesme office de bonté : Que si a vostre merite, à la reconnoissance des sainctz, et à la consolation de vos deuotz, il m'est permis de joindre quelque raison qui me soit particulière, Ce liure doit porter vostre sacré
ceints d’un filet double ; elle sont ornées d’un trait carré, haut et bas et des côtés, avec marge pareillement bordée.
Nous donnerons la dimension des deux premières planches en les décrivant.
nom et vostre sainete image ampreincte sur son front, Ainsy que mon cœur vous est de longtemps consacré et qu'’ik vous a confié ses plus chères espérances ; vous aggrerez, s’il vous plaist, avee ‘vostre nompareille bonté ce petit ouurage, Attendant que par uostre faveur je puisse, avec cette saincte et beureuse compagnie, louer eternellement les diuines grandeurs de Jxsus et les ineffables bontés de Marie.» |
On peut facilement expliquer pourquoi les notices hagiologiques dont on vient de parler n’ont jamais vu le jour. L'auteur n'ayant pas pris livraison des planches, elles furent vendues par les héritiers de Callot à Israël Henriet, qui les publia sans aucun texte autre qu’une dédicace au Cardinal de Richelieu. — Deux tirages eurent lieu avant la mort du Cardinal. Le premier se reconnait à ce triple caractère que la dédicace est imprimée, en entier, sur le recto du premier feuillet; que le nom de Henriet, qu'on lit deux fois sur le titre est écrit Henriette, et enfin que le cartouche qui se trouve au bas du frontispice est avant la lettre dont on parlera ci-après. On y lit seulement : À P4nis | chez Israel Henriet | auec priuilege du Roy. 1636. Dans le second tirage, qui porte, comme le premier, la date de 1656, mais qui pourrait bien avoir eu lieu entre 4636 et 1642, date de la mort du Cardinal, la dédicace est plus longue et s’étend sur le verso où le compliment se trouve au bas de la page. Les fantes du titre gravé ont été corrigées, sauf celle qui concerne le nom de Callot qu'ou trouve toujours écrit Calot, et on y lit partout Israel Henriet. Le cartouche, au bas du frontispice représentant l'entrée des saints dans le ciel, a été rempli. Outre l'inscripuüon, déjà rapportée, on ÿ lit: en trois lignes : Non RIT VLTRA MONS, | NEO; LUCTUS,
Voici les dimensions des autres :
Hauteur : 205 à 213 millim. Largeur 117 à 121 mallim.
Et celles des sujets qu'elles comprennent :
Hauteur : 90 à 95 millim., dont 26 à 29 de marge. Largeur : 48 à 50 millim.
NEQVE CLAMOR. Apoc. | Il ny aura plus ny de mort, de douleur, ny de plaintes.
Dans ce second tirage, il n’a été fait aucun changement aux planches de la suite.
Après la mort du Cardinal de Richelieu, et à une époque qu'on pe peut trop préciser, mais qui ne saurait être postérieure à la cession des planches à Fagnani, ces planches ont subi d'assez graves altérations dont nous rendons compte dans notre descrip= üon. Îl est du reste fort possible que de nombreux tirages aient eu lieu avant ces changements.
Des altérations postérieures à celles dont nous venons de parler ont encore été subies par plusieurs planches de la suite. N'ayant jamais rencontré d'exemplaire complet de ces planches, ainsi mutilées, il nous est impossible de rendre compte de ces changements qui, du reste, offrent peu d'intérêt. Nous avons pu cependant suivre quelques-unes des transformations subies par les gravures qui représentent les fêtes mobiles. Nous les mentionnons à la fin de notre description. |
Les planches du livre des saints ont été copiées ou imitées da moins en partie. Quant aux planches originales, elles ont subi des tirages énormes. Ajoutons eufin que, pendant près de deux siècles, des épreuves coupées ont été vendues pour être insérées, en feuilles volantes, dans les paroissiens.
Il résulte de nos explications que les meilleures épreuves sont celles qui accompagnent les deux premiers tirages, surtout le premier. Ces exemplaires sont rares. Les exemplaires complets des planches altérées en partie, pour la première fois, ne sont pas communs, 1ls ont été tirés tantôt de format-in-quarto, tantôt de format pelit im-{olio. Les deux premiers tirages sont toujours petit in-folio.
— A04 — Où connaît deux états des planches représentant les saints :
I. C'est celui que nous allons preudre pour guide de notre description : il est à l'eau forte pure et les marges sont blanches. Chaque sujet renferme ces mots : Zsrael., ou Israel eæ., ou Israel excud.
II. Un maladroit a retouché les sujets des mois de janvier et de février, en respectant, le plus souvent, les compositions et teintant horizontalement leurs angles après avoir enlevé les dates, le nom d’Israel et les autres inscriptions du premier état, auxquelles il a suppléé par de nouvelles dates et par de nouvelles inscriptions placées dans les marges (dont il a transformé quelques-unes en tablettes). Les nouvelles dates sont, ordinairement, accompagnées d’un texte latin avec traduction fançaise ; quelquefois on ne voit que le nom du mois sans qu'il soit précédé d'aucun chiffre. Le nom de Callot a été mis à plusieurs planches, non sans l'estropier parfois, comme au sujet du 4 février, où le nom de l'artiste est écrit Gillot. Dans les 36 estampes pour le mois de janvier et dans les 43 premières du mois de février (il y a souvent deux figures pour le même jour) on a gravé, dans la marge, le nom du saint avec une légende. À partir du 13 février, jusques et y compris le 28 du même mois, on ne lit que le nom du saint, sans légende. Ces changements ne sont pas les seuls ; on se bornera à faire remarquer qu'à partir du 3 janvier, jusques et y compris le 8 février, on lit au bas de la marge : Callot ou J. Callot Inv. et fecit. — Les images des saints, autres que celles dont nous venons de parler, ont été respectées; mais, arrivé aux fêtes mobiles, le nouvel éditeur a coupé en quatre chacune des trois planches qui les contenaïent, ce qui a fait douze morceaux qu'il a chiffrés de 4 à 12, après avoir enlevé l'execudit d’Israel et les inscriptions dont elles étaient revêtues. L'auteur des retouches dont on vient de parler a procédé sur les huit premières pièces comme il avait fait pour les sujets de janvier et de février, ea faisant grâce de ses inscriptions sur les quatre deruiers sujets auxquels la lettre a êté ajoutée à une époque plus récente. En cet état, ces douze estampes
se rencontrent, dans les derniers tirages dont nous allons parler, groupées, quatre par quatre, sur trois feuillets. — Du reste, les transformations subies par les plauches qui représentent les fêtes mobiles seront l'objet d'une description spéciale.
Titre.
(1) Les IMAGES DE TOVS LES SAINCTS ET SAINTES DE L'ANNÉ£ SPIVANT LE MARTYROLOGE Romain. Faictes Par Iacques Calot. El misesen lumiere par Israel Henriette. D&DIÉES 4 MONSEICNEPR L'EMINENTISSIME CARDINAL DC DE RicaeLier 4 Parrs Chez Israel Henriette Auec Priuilege du Roy. 1636. Ce titre a été gravé sur une planche offrant, vers le bas, les armoiries du cardinal de Richelieu, dues, ainsi que le texte, à une main étrangère à Callot.
Hauteur : 217 millim. Largeur : 125 millim.
On connaît deux états de cette planche :
I. C'est celui qui vient d'être décrit. Il se réfère à la première édition qu'Israel Henriet donna de cette suite, sous la date de 1636, et à laquelle il joignit une dédicace adressée au célèbre eardinal, imprimée en caractères typographiques sur le recto d'un feuillet préliminaire. Le format est pet. in-fol (*).
11. Le nom de Henriet, deux fois écrit Henriette dans l’état qui précède, a été corrigé dans celui-ci, qui se réfère aux éditions postérieures. (Voy., à cet égard, la note relative au titre de cette suite.)
Frontispice.
(2) La sainte Vierge reçoit à la porte du paradis, s'élevant vers le haut de ce morceau, les saints et saintes qui s’y rendent processionnellement des deux côtés du bas. Dans un cartouche orné
d'un chérubin qui garnit le bas de ce morceau, est écrit : Non ERIT YLTRA MORS, | N&Q3 LVCTUS, NEQVE CLAMOR. Apoc. | Il ny
(") Ces deux éditions caractérisent les deux tirages des planches dont nous rendons compte dans la note précédente.
- aura plus ny de mort, de douleur, ny de plaintes. | À Paris! chez Israel Henricet | Auec Priuilege du Roy. | 1636. On lit, en dehors, à gauche : Zac. Callot., et à droite : En. et fecit.
Hauteur : 218 millim. Largeur : 126 millim.
On connaît trois états de cette planche :