DES
L*étendae et les mutations fréquentes des divers Etats de
l'Allemagne, rendent la numismatique de ce pays très-vanée et fort difCicile à étudier. On possède sur cotte matière un grand nombre de traités spéciaux, mais ces ouvrages sont peu connus en France, et de plus, il n'en existe pas dans lesquels l'auteur se soit livré à une analyse détaillée des types. Le savant Lele^el a, le premier, réuni quelques données générales fort importantes, propres à éclairer sur la diffusion des empreintes monétaires au moyen âge (2) ; malheureusement ses dci^criptions s'arrêtent à peu près à l'époque qui nous occupe, et suiiL d'une sobriété regrettable à 1 endroit du type esterlin. C'est une lacune que je voudrais m'efitorcer de combler en faisant connaître, dans cette troisième partie de mon travail^» les principaux documents qui se rapportent à rémission de ces sortes de monnaies en Allemagne, (jjinme celle luLrication paraît s'être localisée principalement feur les rives du Rhin, je comprendrai sous le même titre les monnaies des provinces qui ont servi à constituer le royaume actuel de Hollande.
(1) V. Mém. de l\4cad. de Stanislas, vol. de 18G7 et 1868.
(2) Lelbwbl, Afumitmalique du mojfen âge, 3 vol. avec allas, Paris, 1835.
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£MPIR£ D'ALLEMAONE (1).
Les monnaies anglaises trouvèrent de bonne heure des imitateurs sur les terres de rfimpire germanique. Nous vojous d'abord se produire les eslerlins modelés sur les pièces de#Henri le Planta* genêt ; quelquefois la tête est nue ou couronnée d'un simple bandeau orné de globules^ la figure est d'un dessin primitif et barbare. Peu à peu l empreinte s'affranchit de ces formes rudimentaires^ les traits s'adoucissent ; à la croix brève succède la croix longue à doubles bandes comme la première; ^ puis les globules sont au nombre de douze, au lieu de seize ; enfin^ on voit apparaître la tôte à la couronne tréfléeet àla chevelure ondoyante d^Edouard;
(i) GappBi Die Mûnzen der deutschen Kaiser, etc. (Mcm»
des liois et des Empereurs d'Allemagne au moyen âge), 3 vol. iii-8\ Dresde, 1848-1850-1851.
IDm Besehreiàung der Cùlnischen Mûnzen {Mimn* de Ugne), i toI. iri-8o, Dresde, 1853.
Je dois remercier d'une mâQière toute spéciale M. Daoueoberg, conseiller au tribunal de Berlin, et M. Lassoë, inspecteur adjoint au cabinet royal des monnaies de Copenhague qui, l'os et l'autre, m'ont commimiqué fort obligeamment de nombreuses empreintes et des dessins de pièces rares eu inédites.
\h croix devient simple, élargie aui^ extrémitét et caïUonoée comme la précédente de globules dispo^ sës trois par trois. Ces divers types accusent net* temeot les époques auxquelles a eu lieu Témissioa des monnaies correspondantes. Nous y avons joint la description de quelques pièces qui, sans être une imitation complète du prototype anglais, se rapprochent toutefois de celte empreinte, soit par la téte de face, soit par la croix et les besants dn revers. Comme les mêmes remarques peuvent trouver une application dans la plupart des paragraphes de ce chapitre, nous nous dispenserons de les reproduire et nous entrerons immédiatement en matière en indiquant les pièces frappées au nom de l'Empereur (i).