‹ Mémoires de l'Académie de Stanislas (volume 3)Chapitre 20 sur 61 · SUR DS · texte numérisé non relu

SUR DS

NOUVELLES COlUUNilSONS MiKGANIOUES Pae m. j. nicklés

Eq signalant l'existence de composés singuliers du groupe des cbloroïdes {Comptes Rendus, années 1865 et 1866), j'ai reconnu que les periodures sont moins slabtesque lesperbromures, qui le sont moins que les composés correspondants du chlore ou perciilorures. Ces derniers offrent le plus de stabilité ; aussi en compte- t-on quelques-uns qui sont sans action sur For, tandis que les composés du brome et de llode attaquent ce métal avec une facilité j^lus ou moins grande.

La stabilité du composé singulier est donc en raison inverse du poids de Téquivalent de l'élément chloroïde qui entre dans la combinaison.

Une autre conclusion se dégage de ces recherches, c'est qu'avec la stabilité se développe une tendance à quitter le caractère de corps neutre et à jouer le rôle d'acide , c'est, entre autres, ce que m'ont appris mes recherches sur le perchlorure de plomb. {Comptes Rendus, t. LXUI, p. 1118.)

Le fluor ayant un équivalent moindre que le chlore» j'ai cherché à obtenir, dans un but de contrôle, certaines de ses combinaisons qui correspon dent aux chlorures, etc.* singuliers, déjà reconnus et étudiés ; on verra, par ce qui va suivre, que les nouveaux composés se comportent comme des acides.

Acide fluomanganeux y Mn Flv — Il se produit : r Par Pacide fluorhydrique et le perchlorure de manganèse éthéré. De vert qu'il était, le liquide de- TÎent brun dans sa partie inférieure qui est aqueuse ; c'est la couleur de Tacide fluomanganeux en dissolution #

2* Par Tacide fluovlijdrique concentré et le peroxyde de manganèse* La dissolution |s'opère peu à peu, sans qu'il soit possible de neutraliser complèlement Tacide employé ; il en reste toujours un excédant qui, toutefois, ne gêne en rien la manifestation des propriétés du nouveau fluorure. Ces propriétés ressemblent à celles des perchlorures, c'esL-ù-dire qu'il décolore l'indigo et est décoloré par le sulfate feireux, qu'il donne avec racélale de plomb un précipité bianc devenant brun à chaud (voir plus bas), qu'il rougit la brucine, donne des réactions colorées avec l'aniline, la oaphtyiamine, etc.

Il brûle partiellement l'acide phénique et le transforme en une résine brune, dichroîque, verdissant en présence de Thypochlorite de soude ; mais il se conserve indéfiniment* en présence du glucose, de la gomme et d'autres carbohydrates.

L'alcool ledissout^ mais Téthet ne s'y uBit que

Tacide fluornangaa^i^ soi 4éçoa){M;)t$e« U réf^tioa es^ i^voc^^ pax îa p?^(i€($4'm) »lcaU Wlwt ou carbonalé^ Le% eaux c^lcair^ «ont dan» Cj9. <sdfti

myde trèa--divisé^ qui €MEmitti|iqtiç.au liquida 1|M coloraJlioi^ bi;une.

Bfi voyant la facilité ^vec laquelle Le peroxyde maDgauèse se sépare du liquide fluorhydrique qui le conlieot, on pourrait $lre diisposé^ à n'j foir qi^'^oû dissAlii^^iqUi;, Cû %uk mt ffaq^is^v^^jj/^ pejo^ le eoiilraire.

fbicmangamtes. dan» le si^sdit Uqui44i

on verse du fluorure de potassium^ on obtient auih ù\ài un pré€;ipité ïase,^ €oniena(U tous les éléo^tn^ en présence ; c'est i^naconihin^ison défioie» laquelle, sédiée k 100 degrés centigrades,, est anUyd^c; et, composée (féquiveleats égaux d'^cvM^ fuonfffnfart mM et de AMorure alcalin.

Le fli^oruved'amnipmuai donne d^B fémlt^t^ani^ logues ; cependant le produit est, plus 8/Qii,vJi^l^ que le précèdent. Avec le fluorure de sodium,, on n!eb- Ijcui 4e précipilai^o^ q^'aut4at q\^'^ j ^ d^ ^ préseni^e^

Les halosek qu'on o^i^^at aj,i;^^ pArt^^aLl^^ proN priëtcs de racido fluomanganeux ; comme lui» Us se

décomposieiiA ea préi^nce <)ie beaucoup e( se

(j^sîpLY^ot m ^UiH L'acide. (i||o§pliQri<}ive çiru-

Les fluorures alcalins leur donnent de la^tubilité^

dms wnBsol^iQi^aq^uefiisQ 4ei <;e9 diormer^; ism^

àfysm^si»i sAUc^ i'inftueiu^e dei lat chaleur* (.e ^ apxunwiqu^ dQQ»^ uix içààà» d'ax|de ^td^ flu^ur^ ; le ^ {lyQil^iquei timi ejl gc^rd d^, Tacid^ ^aip^^r»^^ «ew 1^ une tmqu. gvolwgée» j'^Â, oMcnu WQ fluos^L. t^^u^ diç. la, ft»wivNt

MnFi^ + 4KPI.

dre du pero^^dç, de WiïjiçanèsjÇ avçc dM fluorhjfdralç

te fluomaoganite de potassium parait bleu quand

U ^st tmoA ; il i^epr^qd sa couleur j^oj^ p^jr W refroidissement. Fondu avec du çhlorure de C4)çiup>j|

il j^oduU. 4M cpoAraire». bleu porsislaut^ Le (luo.mwganite de SQdium fond diîfiatfemenl et

U e;^isle aussi des, fluomangsuiites des iQ^taui;; por sauts. Celui de plomb est uoi précipité roj^e^ qMÎ brunit en présence de beaucoup d'eau ; il est soluble dans une solution concentrée de fluorure de potas* iiu»Q9. la pi^épare avçq Tacide fluomanganeux ^^t ^ svÀHliiiOP 4l^4Qli4ve(;l,'açét4le,d^, flomMx

Neutralise par une base organique, ce! acide donne lieu à un fluomanganite semblable aux précédents, à moins que la base ne soit altérable à la manière de la brucioe, de la naphlylamine, par exemple.

J'ai obtenu ainsi le fluomanganiie de quinine à l'état de précipité rose que Peau brunit et que l'alcool détruit partiellement ; celui de triméthj lamine, qui se comporte à peu près de même. En général raffinité de6 bases organiques pour Tacide fluomanganeux n'est pas bien prononcée. La caféine et la strychnine ne m'ont rien donné de satisfaisant.

Fluoxymangmites. «— Si, dans une solution bouillante de fluoxure de potassium ou d'ammonium» on laisse tomber goutte à goutte du perchlorure de manganèse, il se précipite une poudre rose qui partage, en général Jes propriétés du précédent.

On pourrait même s'y tromper, si l'analyse n'accusait une grande différence dans la proportion des éléments en présence. Ëlle nous apprend que, dans ces composés, un équivalent de fluor est remplacé par un équivalent d'oxygène, en sorte que nous sommes en présence d'un acide qui doit être appelé iluoxymanganeux, à raison de sa composition représentée par la formule

Mn (OFl).

Comiiosés éthérés, — Les deux acides dont il vient d'être parlé sont solubles dans l'éther, pourvu qu'il

n'y ait pas d'eau en présence. Pour effectuer une pareille diesolulion, oo opère avec le sel potassique

sec que Ton traite par de rélher anhydre saturé de gaz fluosilicique» Par l'agitation, le liquide devient brun, avec un ton violet. Une petite quantité d'eau le décolore en s'emparant de Tacide. L'eau en excès le décompose, ainsi qu'on Ta vu, et Tacide phosphorique sirupeux le dissouk en se colorant en violet. En un mot, les propriétés de la solution élhérée se calquent sur tout ce qui précède.

Sesquiftuomanganates et sesqmoxyfluomangana" les, — De même que les sesquichlorures^ bromures et iodures de manganèse, le 'sesquifluorure se comporte comme un composé singulier, à cela près que ses tendances acides sont très*prononcées. Il forme donc avec les Auorures alcalins des iluosels et des fluoxysels^ de la même manière et dans les mêmes condUions que les combinaisons qui précèdent. Les propriétés aussi sont, à peu de choses près, les mêmes et ranalyse seule permet de distinguer tous ces composés. Le tableau suivant contient mes résultais analytiques :

MnFI^KFI MnFlOKFI Mn-FP0+2KFI

Calcalé. Tiouve. Calculé. Trouvé, Cakulf. Trouvé.

FI i6,lS i6,27 33,75* 55,19 5a,02 38,0*

Mq 22,26 22, 9 n,U 24,32 25,34 25,23

K S1>{{S 29,90 54,66 % S5,94 Zù,U

Ajoutons que c'est toujours à Tun ou à l'autre de

. ces composés qa'on mire, quftnd on attaqua tepe^ nmig&tiftte de potasse tmrrMidèAmyrtiydriqM.

Rouge d'abord^ le liqaidep&lit peu à peu, tn éiEtïtï* tant de Tozoue, et se gamil du fiiîrédpité me ddfll la nature est maintenant connue.

En résumé :

Dans les lialoïdes singuliers du manganèse, k stabilité augmente comme l'équf talent dimlmiè; très-faible chez les iodures, elle augmente graduel" lement à mesure iqa'ùtt Temente Pécbelie, M ^Mfint que, avecle fluor, dont Téquivaleot est plus de six fois plus petit que celui de triode, les composés* éù» guiiers résistent même à Taction réductrice de la chaleur et de beaucoup de matièreB organiques sii dissolution dans feau.

Nous avons tu que raciditë se dételoppe dans te même ordre. Très-nette chez iesfluoruresMnguIier^, elle ne commence d ^ manifester tke% ks ehimttèi qu'avec Pb Cl% dont la stabilité n'est garanlie qué par le concours d'un grand nombre â'équitalenls ié chlorure alcalin.

MONNAIES AU ÏÏPË ËSTËRLIN

Par M. J. CHAUTARD.

{Suite').

ESTEÏO-INS

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