THIERRY DE BOPPART
Cet évéque, placé à la téte de l'église de Metz par
le pape Urbain V, à la prière de l'empereur Charles IV, se trou ta entraîné à de fortes dépenses, soit parles lultesquUl eut à soutenir, soit pour l'entretien de ses nombreuses possessions; aussi à plusieurs reprises fut-il obligé d'engager diverses parties de son domaine ou de ses privilèges.
Comme exemple du monnayage de ce prélat, nous citerons la pièce suivante :
N° 349.ra£E:/ — ^JCââ.'i»^:/, buste à mi-corps de l'évêque vu de face, décoré des ornements pontificaux, tenant la crosse de la main gauche et bénissant de la droite ; la légende est coupée par Je dessin, — ne. Mon-:fiE;iA-MB:T-ja:xi0/, grande croix pattée, traversant la légende.
(Pl. XXIII, fig. S.)
Ma collectioD.
(De Saulcy, Monn. des év. de Metz, partie, p. 71.)
Celte monnaie correspond par le poids à celui des esterlins, ( gr. 10 environ; elle équivalait comme IdI. à quatre deniers ou au quart du gros, grand dmier messin, dont le poids était un peu plus faible , que celui du gros tournois.
CITÉ OE IfffiTZ.
Thierry de Boppart engagea en 1376 à la cité de Meiz le coin épiscopal pour se procurer de Targent. Aussi, à partir de ce prélat» le monnayage munici* pal prit-il une plus grande extension (1). Yoici une pièce à la croix edwardine qui pourrait peut*étre remonter à cette époque.
N* 350. 0«0Tfiam* — isnm*fif, saint Etienne à
genoux vers la gauche, la tète et les pieds coupant la légende. v .^on-ernEc-iberr-ems, croix patlée»
traversant la légende et cantonnée de quatre étoiles.
(Pi.xxm,/îy.^.)
Ma colleclioD.
Les variétés de cette monnaie ont été reproduites à rinPini pendant le XV' et le XVI' siècle. Nous
renvoyons pour leur description h Touvrage de M. de Saulcy.
(1) Db Saulcy, Monnaies de la cité de MeU, p. 25 ei Ifonnaiesdes év. de Meiz, V* parlie> p. 65. Les ames de la ville étaient et sont encore parft* sable et
STRASBOURG (i).
Strasbourg {Aryenioratuin) a une origine que ron attribue à Drusus/frcre de Tibère. Cette ville ne prit son nom moderne qu'au \T siècle. Occui>ée à diverses époques par les Allemands et les Fraacs, elle devint, après quelques révolutions, ville im*périale en ii05, titre qu^elle conserva jusqu'en 1681, date de sa coiicjuêle par Louis XIV. Etablie capitale de la province d'Alsace, Strasbourg conserva, jusqu'à la (in du siècle dernier, un grand nombre de franchises municipales, entre autres son atelier monétaire. Depuis qu'elle n'est plus qu'un simple chef-lieu de département (celui du Bas-Rhin), on y a encore frappé monnaie par intervalle, entre autres des pièces de billon sous Louis XVIII et sous Napoléon IlL Comme à Me(2, il y eut à Strasbourg deux fabrications monétaires dilférentes : le monnayage épiscopal et le monnavap^e municipal. Sur aucun nous ne retrouvons d'une manière nette l'empreinte edwardine. La seule pièce qui semblerait se rapprocher le plus de ce type est un petit denier
(I) De Boerstett, Versuch einer Mûnzgeschichie dus El' sasm (Monnaies d'Alsace), 1 vol. in-4*^. Fribourg, 4840-4844.
municipal muni d^un côté de la croix longue et de l'autre d'une grande fleur de lis remplaçant la tête à ciieveux bouclés d'Edouard.
331. (il erno!anc xn €:xacvi@.x>o, fleur de lis renfermée dans un contour quadrilobé ; légende entre deux grènetis. — Mowt-CTjï-aatwcf-cm, grande croix coupant la légende.
(PI.XXIll,/?^. iO.)
Ma collection.
Ce type municipal s'immobilisa pendant de longues années et présenta de nombreuses variétés que nous nous dispensons de reproduire ici. Il ne disparut que so.us Louis XV, époque à laifuelie la téle du
roi enfant remplaça ie lis strasbourgeoîs.
ARCHEVÊCHÉ DE GOLOGNES (1).
La ville de Cologne doit sa fondation aux Ubiens, Vbii, peuples germains des bords du Rhin qui y établirent leur capitale. Oppidum Ubwrum. kffàûiit plus tard par Tempereur Claude^ à l'instigation de sa femme Agrippine qui y était née, elle prit le nom de Colmia Agrtppina, d*où est venu celui de Cologne. Dès Tan 314, elle fut le siège d'un évêché que le pape Etienne IH érigea en métropole vers 743. L'empereur Othon-le-6rand, en 957, déclara Cologne ville libre et impériale; elle occupa un rang considérable dans la Ligue banséatique et fil ud grand commerce avec le Nord. Son archevêque portait le titre de Grmd-Elecieur et avait pour suffragants les évéques de Munster, d'Osnabruck et de Liège. Prise en i 79â par les Français, Cologne devint de 1801 à 1814 le siège d'une simple sous-pré« fecture du département de la Roër. Depuis 1814, cette ville ainsi que le territoire qui en dépendait, appartiennent à la Prusse.
(1) Cappe, Beschreibung der Coelnischen Mûnzendes MitielalUn (Monmm de. Cologne au moyen âge), i vol. io-S% Dresde, 1853.
archevêque» de Cologne .jouireoi pemboi
luiiglempsau moyen-âge du droit de frapper monnaie. La puissance de ces prêtais était assez bien
établie pour que les espèces sorties de leurs ateliers, pussent avoir cours au loin sans être obligées d*empruntcr un pavillon étranger.Toulefois, ils subirent comme leurs voisins, au Xlli* et au XIV* siècles, Pinfluence de la mode anglaise ainsi que nous pouvons en juger par quelques-unes de leurs monnaies (1).
HENRI OE MOLENARCK 1998-1988.
La première pièce que nous ayons à enregistrer
est au type anglais de Henri II modifié; on peut Tattribuer à Tarchevèque Henri de la maison des seigneurs de Molenarck, au pays de Juliers. Ce prélat» sacré en 1226» mourut en 12â8«
N'' 352. ^ue: 05T»ccxe;:iex, lète nue de face et
nimbée de l'apôtre saint Paul. — 6 • €C» -e^ccx-
yxtco, croix brève à doubles bandes, cantonnée de quatre étoiles; une par canton.
(Pl. XXIV, /î^. /.) (GiOTB, Blaeiter fur Mûnikunde, L I«% pK IV^ it* 68.)