‹ Mémoires de l'Académie de Stanislas (volume 3)Chapitre 34 sur 61 · Variété au même type : ^HeNaxave · texte numérisé non relu

Variété au même type : ^HeNaxave

(i) L'arcbevêclii de Cologne portait : d'argeni à la croix de

mmsX€CQX. ^ ( • jàemi&Yomreiawxio, o et » liés eiiMmbif. (Pl. XXIV, fy. 3.)

CoUaeiioD de M. Dammunag*

. Grote, donnant la deseription de cette pièce»

l'indiquait comme ayant été frappée à Hr^sùery ou Masberg (aujourd'hui Stadsberg), petite localité de Westpbalie qui appartenait autrefois aux ari^beifêques de Cologne et dont Téglise sous le vocable de saint Pierre et de saint Paul, justifiait la nature de l'empreinte de face. La légende sur l'exemplaire de M. Dannemberg beaucoup mieux conservé, permet de lire au revers : Uereocrte ou Herford, ville du comté de Ravensberg et siège d'une ahbayc qui avait pour protecteur l'archevêque de Cologne.

HENRI DE VIRNENBOURQ

Henri de Yimenbourg» archidiacre de Cologne»

eut pour compétiteurs, Renaud de Westerbourg, archidiacre de Bonn» et Guillaume de Juliers» chanoine de Cologne et archidiacre de Saint-Servais de Maéstricht* Son élection fut confirmée pa> te pape Clément V. Ce fut lui qui consacra Henri de LttxembouTig roi des Romains (Vil* du nom) dans la basilique d'Âix-la-Chapelle. Il règne quelque incertitude sur la date de sa mort qui arriva au commencement de Tan 1332. C'est à ce prélat que BOUS devon» attribuer les esterlins qui suivent, postérieurs de près d'un siècle aux deux que nous

tenons de décrire et modelés en gvâiide partie d'on

c6lé sur les pièces irlandaises» de Taulre sur les monMiei éeosBâîseB de Pépoqne^

354. neïî»jaL-.aciBXe:-KiSGoïi, tète de face mitrée, cheteux booclés, le toot renfermé dans un Iriangle à la façon des esterlins d'Edouard frappés en Irlande ; les coins supérieurs du triangle sont munis de Uois globules de chaque côlé. — 6 . Monei39C-»vn-e3Qi9» croix anglaise traversant la légende, garnie d*une étoile à six pointes dans chaque canton selon le type adopté en Ecosse par Alexandre, Jean et Robert. (Pl. XXIV, fig. 5.)

(Gappb, ilfoim. Cologne^ pL XLïl, fig. ^09,)

N* 355. Variété avec la légende : neN» — ^«ohxc— (Id.» ûf.» p. i75.)

N* 3$6« Variété : He3a»û^ — vkcme: — ism^cx.

(Id.» id», id.)

N"* 357. Variété sans globules dans Tintérieur du triangle.

(Id.» id.» id.)

358. nKNnm — «ccbm— Becco». — iv* Moyî-€:x3i-:80»<-6:»4EL» type du n° 354.

(M. XXIV, fig. 4.)

Ma collection.

Ces pièces ont été frappées à Bonn [Bona ou Bonm), ?ille aussi appelée autrefois ili^/^/ des Ubims

et qui dépendait des électeurs de Cologne (i). Là surtout était le principal atelier monétaire de ces puissants piélals ; la ville de Cologne prétendant être uniquement ville libre et impériale.

VALÉRAN OS iUUERS.

Walram ou Valéran, fils de Gérard \l, comte de

Juliers^ fut élu archevêque de Cologne en 1332 et confirmé dans son élection par le pape Jean XXIL Il sacra et couronna à Bonn, en 1346, l'empereur Cbarles IV. Le règne de ce prélat fut fort agité ; souvent en guerre avec ses voisins, presque lou* jours vaincu, délaissé de ses parents et de ses alliés, criblé de dettes, il se retira en France oii il vécut dans robscurité jusqu'à sa mort arrivée en i 349.

(i) Les archevêques de Cologne choisirent longlemps ceUe * ville pour résidence ordinaire. Dans la suite ils en firent plutôt

un litu de distraction où ils venaient se reposer des futigues »ie leur charge. Ainsi, vers 1760, nous trouvons IVieuI et le père de Beethoven, Louis et Jean, établis à Bonn et atUchés oomrae chnntf urs à In chapelle de rarclieveque-ékclcur de Cologne. Maiimilien Frédéric, comle de Koenigseck-Roiheat'els^ avait la passion de la musique, même celle du théâtre et de la chorégraphie, à tel point qu'il avait organisé à Bonn un théâtre où figuraient sans scnipule les chanteurs de sa chapelle, notamment le célèbre Louis Beethoven qui eic^llait, dit-on, dans le Dé' ierteur de Mimigny*.

* Ernouf, IS'otke sur Beelhuven (iieune conlemporainef dècem' bre mi).

Noos ne citerons qu'une pièce, au type esterlin,

susceptible d'être attribuée à Yaléran.

du prélat de face, la tète miirée. — 9^. izio»t*-e:ra« »Tn-en£f, croix longue cantonnée d'étoiles, une par canton. . (Pl. XXXY,/î^. /.)

(WoiHST) Mmn. de Bom, 24,)

FRÉDÉRIC OE SAARWEROEN.

Ce prélat était tils de Uenri comte de Saarwerden cl neveu, par sa mère, de Conon de Falkenstein archevêque de Trêves. Il étudia eu Italie avant d'en-- Irer dans les ordres sacrés. De retour à Cologne, il fut nommé chanoine de l'église cathédrale, puis à la vacance du siège, le chapitre Télut archevêque en 1370. U fut sacré à Rome par le pape Urbain V lui-même. Après un épiscopat de plus de quarante ans, Frédéric mourut à Bonn le d avril 1414 et fut inhumé dans la cathédrale de Cologne.

En 1372, Frédéric conclut un traité monétaire

avec l'archevêque de Trêves, Conon de Falkenstein. En 1386, il signa de même un accord pour dix ans» avec les quatre piiaces électeurs du Rhin et en 1391, ce pacte fut renouvelé avec quelques addi* lions. D'autres conventions analogues furent faites au mois de septembre 1399 et au mois d'août 1409. La dernière eut lieu entre les trois archevêques de

Cologne, de Mayciicc et de Trêves, Dans Tua de ces traités, il est question de pièces frappées à rimitar

tien des esterlins d'Edouard III. Plusieurs de ces

rnoonaiee sont litténiement eopées sur odles de

CoaoD.

N' 360. F»xp0»xcc:X»*e:»Xi9aoxionx, busia de

8aint Pierre, tenant dans la main gauche une clef, dans la main droite un sceptre terminé en croix; au-dessous, aigle dans un écu divisant la légende(l). — ^. ifO!Q*-ccTKiyvXGCX-«cn0)c£t, croix anglaise cao* tonnée de douze Lésants. (PL XXIV, fig. o) (GAFrs, Mcm. de Cohgne, |d. XIU^ fig. m.)

Le mot TViciBNSts indique que celte pièce a été frappée à Deutz, Duytz ou Tuytz, ville en face de Cologne, de Tautre cdlé du Rhiii, où les électeurs avaient un atelier monétaire et étaient souverains incontestés. Aujourd'tiui Deutz communique par un pont avec Cologne et peut en être considéré comme un des faubourgs.

N* 361. Variété de la même pièce portant

(Rev. belge, i856, p. 455, 4S.)

N* 362* Variété avec aoxt.

(Id. id., If 44.)

(f ) La ftimille deSaarwerdea portail un aigle â dem iém

d'argent sur un champ de sable.

N° 363. Variété vnxoxmB nnexi» eo)o* ~ 4* Vb de la fift de le légende eet eupprimé.

(Rev. belge, 4856, p. 455, n« 45.)

N*364. *»tfx}M€Cci»v0^ même type.

4* Mo»t-exiï-vxcx&-»u0xa« type aux douze besanU. (Bâmami^ Stomu ée Cologne, pl.V^ /ftf* VJ,)

Bien que les lettres du revers soient groupées un peu diâéremment, celle pièce doit être considérée comme vné vertélé des précédentes^ frappée dans la même locaiiié*

N"^ 365. F»xx>e:»xaYâ iS»aa]c aon, buste milré avec une clef d'un cdté, une croix de Tautre. 4* MO»-e:ija[-x»xa-e:»tB:iB, type eslerlin.

Le dessin indiqiié par Hartzheira, que nous ne reproduisons pas ici, est fautif. L'auteur le dit luimême dans son texle, page 176; c'est donc encore TviciENsis et non TaicE^sis qu'il faut lire

366. jmîxx}eyàxa uï»e::Q6 cobsl, saint Pierre à mi-corps ; au bas Técu aux armes de Saarwerden. — 4* uoxiirGx:B:a-\:oL%xG.-xiBXB {Bonn), croix anglaise cantonnée de douze globules.

{Hev. belge, 1856, p. 455, 46.)

(4) Noni Dumm! effigies est Petrus^ galeft (eitus et radiato cyclo omatufi; coilo nudo, vesle aropliore, dextra hastam cruce pTttûia, beta daven habeL Aversi figura et inwriptio eodem

N° 367. Variété avec aoiioxi.

ICxm, Moka, de Cahgne, p.

368. F»xox»xaja» — e::exsc:oK<roïi, tjpe du 360 ; seulement au lieu d'un aigle, l'éeu qui se trouve au bas, au milieu de la légende, porte les armes de Fâlkenstein. — i). Hon-âx&cc-onravnea {Cobienlz), type ester) in.

(Pl. XXIV, fiff. 6.)

(HiETZHBiii, Monn. de Cologne^ pi. fig, XU.)

Cette pièce a probablement été frappée à la suite des conveDlions dont nous ayons parlé plus haut, car Taielier indiqué au revers appartenait aux archevêques de Trêves* En outre, pour rendre l'imitation plus complète, Frédéric aurait substitué à ses propres armes l'écu de son oncle.

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