Obole semblable avec e:»a
(Id., itf., pl. il, /?^* i5.)
N"" 382 oN»ù9»v0 tête de saint nimbée.
— V. (d£n) smreaXt croii à doubles baadtti munie iTune étoile dans diaque cmion.
(Pl. XXIV, i3.)
Wtedenôruck est une petite ville au bord de FEmbs que les évêques d'Osnabruck obtinrent de Taucien burgraviat de Stromberg. Là, était établi un atelier dans lequel le monnayage s*est contioué ju&^u'à une épo<)ue peu éloignée de aous^ •
JtlVÊCHÉ Ofi MUNSTER.
I^a ville de Mupster {Monasierium) tire son nom d'un couveat dont la fondation remonte à l'établissèment du chrisiiauisoie dans ces contrées. Mtour du monastère on bâtit une ville qui, au moyen âge» fut cilé impériale et siège d'un évéché du cercle de Westphalie» suffragaul de rarchevècbé de Cologne. Sous le premier empire, la ville et son territoire réunis quelque temps à la France formèrent le dé* parlement de la Lippe. En 1815, celte province fut presque complètement cédée à la Prusse, qui, après en avoir acquis depuis l'entière possession constitua ainsi la régence de Munster (1).
Les pièces suivantes que nous reproduisons à dessein, bien qu'elles n'empruntent que fort peu de choses au modèle esterlin* nous montrent d'une manière saillante^ comment au moyen âge les feuda-
(I) Ne pas confoodre cette ville avec plusieurs localités du même nom, dont Tune entre autres, qui fut également ville
laipériaie, est située dans la vallée du Rhin^ près de Colmar et appartient aujourd'hui à la France.
Les annes ds i'évéclié de Munster étaient : une bande iior
gonale au diamp d'azur.
taires ecclésiastiques ou laïques ont substitué, iusensiblement leur autorité à çelle des souverains, en ce qui concerne les moiioaies. D'abord ils commencent à frapper au type de leur bienfaiteur et à celui de ses successeurs qui confirment la libéralité dont ils profitent ; plus tard ils suppriment le nom de rempereur pour y substituer soit leur propre nom soit celui du patron de la cité ; enfin ils finissent par adopter un type personnel et franchement épiscopal ou seigneurial.
La première pièce semble avoir été frappée sous le règne de l'empereur Henri Vi (il 90-1 197.)
N* 383. Biex asB, Tempereur à mi corps, de
face, couronné et tenant de la main gauche uu
globe surmonté d'une croix. — . >b uot^e »xo,
croix brève à doubles branches, cantonnée de seize points croisettés. (Pl. XXV, fig. /.)
(Càppb^ Monn, de Munster, pl. V^, fig, /.)
Baudoin de Tcckleiibourg occupa le siège épiscopal vers la fin du Xli* siècle. La pièce suivante due à ce prélat témoigne de Tempiétement dont nous parlions tout à l'heure.
W 3S4. »3rax>ec ^ l'empereur assis sur un
trône, coitlé d'une couronne en forme de mitre, dans la main gauche un sceptre, dans la droite un
glaive. — . MONasTttwxv, type à la croix brève.
(Pl. XXV, fig. 2,) \}i>», id,^ id., fig.
— 38ii —
Enfin, vorei une monnaie frappée par Louis de Halle, évéque de Munster de i226 à 1248, sur laquelle le type impérial a complètement disparu.
N** 385. x)Oï2F e:»c, évêque à mi-corps, mitré, dans la main droite la crosse, dans la gauche
le livre des évangiles. — >i<MONj3:jSTe:H[Xo, type à la croix brève. (PL XXV, /iç. S.)
(Cap pe, Mom. de Munster , pl. 1", fig, 16.)
Nous ne pouvons nous empêcher de rapprocher de cette pièce, ainsi que du n^ 375, un autre denier épiscopal de provenance inconnue, msTis originaire probablement des provinces westphaliennes.
N^386. ^mo0e.s aa, même type; — «t. lîiM...
xar {M0fierJ)ieo6, croix double et courte, cantonnée
de seize besantscroisellés.
(Pl. X\\,fiç.4).
Gollect. de M. Uevb^ architecte à Nienburg.
D'autres pièces sont anonymes ; elles représentent sur la face le buste de l'apôtre saint Paul, patron de la ville de Munster, simulant la tète de Henn ; au revers, elles sont à la croix brève, double, cantonnée de points ou d'étoiles (1).
(I ) SiiBLLiNG^ A vieto of tke Silter^ etc. — Cappb, Die Mit" ielalter Alimzen von Munster, Osnabmck, Paderbon^ etc. (MùÊMoieê du moyen âge de MwMter, Osmbnwk, etc.). 1 vol. m•8^ Dresde, 1851.
N"* 387. ib&^mmB leBYms, tète nimbée de saint Paul, accostée de quatre poiuts de chaque côlé; quatre autres points en forme de rose au haut de la pièce. — 1^. ^oNBgfïcc^pcYA, croix brève, caotonnée de seize besants.
(Cippi, Mmn, de Munster, elc, pl. I, fig* 4. — Numm. chron., 4865, p. 231.)
N*" 388 YffOBCB (pour saneius Paulus), t;pe
précédent. — ^, ^aoN^asTtcwxv^.
(Pl. XXV, fiff. 5.)
(Madbe, ErUùche Bàghege, etc., t. Yi, n"" H,)
Celte pièce que Cappe a reproduite Mom. de Munster, pl. V\ fig. 5, est mal dessiuée.
N"* 389. Obole au même type ^î^eaiNaTYS km. — ^. Légende de la pièce précédente.
IGrom, Munzêtudien, t. pl. XVII, 8.)
N"390. Pièce semblable aux précédents pour la face — ^it9i0jmX'Ov-vm%>, type à la croix brève.
(Geoxb, Munzstydieny i. l*^, 9 )
391. Variété; shncc la tète a est accostée que de trois points, au lieu de quatre de chaque côté. — ^. Pas de point entre les mois.
(Pl. XXV, fig. 6.)
(ÎD., id., iO, et Sfi^LLisG, p. 22.)
Ces deux pièces ne sont pas signées, aussi ce n^est
que par analogie qu'on les allribue à la même ville que les précédentes. Les mots Henri on Londan, coiïinie sur les véritables pièces de Henri d'Angleterre seraient mis pour donner le change. On peut
supposer également que ces monnaies seraient des pièces épiscopaies anglaises frappées à Londres sous le règne de Henri et sous le vocable de saint Paul, patron de la cathédrale de cette ville.
N"" 392. Pièce semblable d'un style un peu diffé* rent. ^^naje. tmvm, au revers les m ont la forme ordinaire et les points sont remplacés par une étoile dans chaque canton. (PL XXV> fig. 7.)
(Cappb, Monn, de Munster ^ etc., pl. l, fy. 3, — GKuiii, Mimzstudien, U l, pl. XVU, fig. 4 i .)
N"* 393. Obole semblable, «monh^to: —
GollcclioD de M. Dahhimibig. (luédUe.)
▲RQHBVÉGHÉ DB MAYBNGB.
Mayence {Moffuniia ou Moguntiamm), place forte liàlie par les Romains, est redevable de son importance aux rois francs, et surtout à son archevêché érigé en 751 pour saint Boniface, apôtre des Saxons. Cette cité tint un des premiers rangs parmi les villes de l'Empire germanique. La province ecclésiaslique de Mayence, étendue à une grande partie de rAllemagne, élait distincte de la ville qui demeura libre et impériale jusqu'en 1462, époque à laquelle elle futsoumise à la juridiction de rarchevèque-élecleur. Souvent assiégée : par les Suédois en 1631, par les Français en 1644 et 1688, prise par ces derniers en 1792, remise aux Prussiens l'année suivante et rendue à la France après le trailé JeCampo-Formio, Mayence fut jusqu'en 1814, le chef-lieu du département de Mont-Tunnerre. Le congrès de Vienne donna cette ville à la Uesse-Darmstadt.
Les archevêques de Mayence jouirent de bonne heure des émoluments de Tatelier impérial établi dans leur mélropole sous le règne de Charlemagne. £a 974, nous voyous qu'ils se firent confirmer dans
ce privilège par rempeieur Olliou H. Le piemier évéque de Mayeqce qui ait mis mn nom sur les monnaies est Rotbard (1086-il09). Le type de Cologne fut imité ; jusque-là les pièces frappées à Mayrace au coin impérial, portaient outre le nom de la ville, celui de l'Empereur (I). Il ne semble pas que Tenipreinte anglaise y ait joui d'une grande fti« Yeur; nous ne la voyons pénétrer à Mayence qu'à la. fin du XIV* siècle» sous l'archevêque Jean de- Luxembourg (1371-1374) el encore l'imiLalion en est-elle incomplète et Tattribution un peu douteuse ; aussi n'avons-nous à citer (qu'une seule pièce que Toici :
N** 394 aecjQX^ao.,., buste épiscopal à micorps de face, couvert d'une chappe ; la mitre en tête; la crosse dans la main droite el le livre des évangiles dans la gauche. t* 0'x-o!Q-39[N-Ne (Johanms), croix anglaise cantonnée de douze globules. (Pl. \\\,fig.8.)
(Cappe, Monn, de Mayence^ pl. IW^ fig» ^ i -J
(1)Les armes de rardievêché de Mayence étaient : de gueules à une roue de six rais d'argent. Ce type héraldique aurait élé adopté par l'archevèque-élecleur Willegis (975-1013), eo floatenir de sa naissanee ; son père a^ant eiercé la profession de charron. D'autres auteurs prétendent que cette roue représente les sceaux de l'Empire^ l'archet éque de Mayence portant le titre de Grand-Chancelier de Germanie.
On pourrait peut-être mentionner encore un esterlin aux quatre lions frappé par rarcbevéque Gerlac de Nassau (1346*1371), imitation parfaite d'une monnaie bien connue de Jean de Louvain, fiibriquée à Louvaiii^ mais nous ne nous y arrêterons pas, ce type s'éloignant trop de celui que nou& entreprenons de décrire.