ARCHEVÊCHÉ DE BRÈME
L'archevêché de Brôme ne fut dans l'origine qu'un simple évèché dont on attribue rérection à Chailemagne en 787 ou 788. Peu à peu les prélats ayant ajouté des comtés et des terres aux possessions de leur évêché, finirent par en acquérir la supériorité territoriale. Le siège de Brème demeura indépendant jusqu'en 1644, époque à laquelle les Suédois s'emparèrent des domaines de rarcbevéché qu'ils conservèrent quelques années. Par le traité de Westphalie, cette province transformée en duché et en fief d'empire, eut une administration distincte de celle de la ville, qui fut déclarée libre et impériale. En 1719» le duché fut cédé à la maison de Brunswick. Annexés plus tard à l'empire français, la ville de Brème et le territoire du duché formèrent la plus grande partie du département des Bouches-du- Wéser. En 181â» Brème devint la capitale d'une petite république enclavée dans le royaume de Hanovre. Ëntin à la suite des remaniements territoriaux de ces dernières années (1866), la vitle seule
conserva son indépendance et fut maintenue au nombre des cités libres de TAUemagne du I4ord(i).
Nous donnons la description d^un esterlin au type écossais du XIII^ siècle. Son origine est probablement archiépiscopale, yu que la ville n'est entrée qu'en 1369 dans la jouissance hypothécaire du droit de frapper monnaie*
N** 395 XKBMGM , têle de profil à gauche,
avec sceptre ou crosse devant elle. (L'état fruste de
la pièce dans la partie supérieure ne permet pas
trop de saisir les détails.) — $ . »»e:-Me: %
croix à doubles bandes, avec une étoile dans chaque canton. (PL XXV, fig. 9.)
Collection de M. Dànnemberg.
(Berliner Blaetter, t. IV, pl. 49, fig. iô.)
(I) Les aimes de riincien archevêché et du duché étaienldê gueules aux deux clefs d'argent couchées en sautoir* Celles de la ville sont : de gueui^ d une eief d*arfent posée bmide»
ABBAYB DB GORVBT (i).
Corvey .autrefois ville épiscopale, située près du Weser» à Test de févéché de Paderbon, doit 8ur* tout sa célébrité à une abbaye de bénédictins fondée par LoiiîS'Ie-Débotinaire, vers 822, époque à laquelle « dans l'espoir de conserver la fidélité de ses sujets, ce monarque aliéna une grande partie des domaines de sa couronne. Les religieux qui organisèrent celte communauté vinrent de Corbîe, en Picardie, sous la conduite de saint Àdelard d'où son nom de Petite ou de Nomelk-Corbie et par corruption Corvey. Les empereurs Lothaire 1" et Henri lU firent d'importantes concessions à cette abbaye qui relevait directement du Saint-Siège et qui finit par être une des plus riches et des plus Uorissantes de rAlIemagne. Plus tard, Tabbé de Corvey eut le titre de prince de l' Empire et à la fin
<l) Cappb, Die Mittelalter Mûnun wm Miauter^ OmaànieJt,
Paderborif Corvei und Rervord (Momiaies du moyen âge de Munster, Osaabruck, etc.)* un vpl. in-8% Dresde i851.
c. F. FAYLLiRi Theotrum illustrium, tnrorum Corbeùs Sa- Xùnicœ (vie el éloge des abbés de Corvey}. I vol. in-i", publié eo 1686 à leoe, eu Tburioge.
du siècle dernier il jouissait des prérogatives épiscopales. En 1803* Tabbaye fut sécularisée et donnée au prince d'Orange; puis, après avoir fait partie du royaume de Westphalie, elle fut attribuée à la Prusse par les traités de 1815.
Je dois à M. Daunemberg, la coonaissance de la pièce suivante, qui, par son aspect semi-esterlin, peut trouver place daus ce recueil.
N*396. ^90a:0wnv00kon {MONasierium)^ tète de tace^ cheveux bouclés avec quelques ornements sur le front. — S . mcbobciîhhmyb, croix brève à doubles bandes» cantonnée de seize besants, quatre par quatre, et croisettés. (Pl. XXYI, fig. i.)
CulleciioD de M. DÀHHBamo.
Gorvey était «sous le vocable de saint Gui (saint
Yeit ou saint Yit)« à côté duquel nous voyons ici saint Ëlienne, scsdbpbjnus, qui était le patron de cette fameuse abbaye avant le dépôt des reliques de saint Guy en 835. Les monnaies de Gorvey» connues jusqu'ici» ne portent que le nom de saint Guy. La pièce précédente» à en juger par son style» paraît être de la seconde moiiic du XIll' siècle (i).
(l) Les abbés de Corvey avaient un écu coupé cT&r et de gueules»
ABBAYE DB WBRDBN.
Le territoire de l'abbaye de Werden sur la Roër, élail compris dans le comlé de la Marck, près du duché de Berg et de Tabbaye d'£ssen. Ce loonastère appartenait à Tordre des bénédictins et avait été éfabli vers 778 par saint Ludger, premier évéque de Munster. Charlemagne, et plus tard Suentibold, roi de France et de Lorraine, accrurent les possessions de Tabbaye de Werden qui finit par jouir d'immunités et de privilèges considérables, et spécialement du droit régalien de battre monnaie. Ce territoire appartient actuellement à la Prusse.
Nous décrirons un esterlin» au type incomplet (rEfJouard, pouvant être attribué à Henri de Wildenberg, abbé de Werden (1360-1382).
397. wmnxoYB — yBogsBjBLBiwm, Fabbé à micorps tenant une croix de la main droite, les évangiles de la gauche, au-dessus d'un écusson portant ses armes. — fj . MC)ïi-«;THe:-we:»-»e:!n, longue croit coupant la légende et cantonnée de douze globules trois par trois. (Pl. XXVI, ffff, 2.) (GaOTi, Munutudien, U \H, pl. XIII^ fig. 6.)
ABBA.TB D'RBLMBilSH^USlBN.
Uelmershausea est une petite ville de la Uesse électorale, voisine de Cassel et aujourd'hui prussieoae. £lle possédait un couvent de Bénédictins fondé vers Fan 1000 par le comte Eckhard, confirmé et élevé au rang d'abbaye par l'empereur Othon lil. Meinwerk, évéque de Paderbon (1000- 1036J, obtint de Tempereur Henri 11^ que le monastère serait soumis à son diocèse. Le droit de frapper monnaie fut concédé en 1033 à l'abbé Wino par Tempereur Conrad IL
Nous citerons quelques pièces au type écossais incomplet^ émises par les abbés Conrad, fiodefroj, Jean et Adolphe, au XIU" siècle et au commencement du XIV\ On ignore Tépoque précise des deux premiers; Jean dirigea Tabbaje de 1273 à 1303 et Adolphe de 1 307 à 1 3 1 4 environ .
398. *i»ao»»jaxjvjo»H», tête de trois-quart à gauche, en regard d'une clef» nombreux besants en guise de cheveux. — ç?. ►i«iitaiM\voax)aj5H, croix double et brève^ cantonnée de quatre étoilesi une dans chaque canton. (Pl. XXVI, jly, 3.)
(PuTOy SekreUm Àofgeimarisehe, elc, vf^éi*)