TOMB II
Dws) Bûtasargs) lôké 'smin,
dsdva dsura éva ca :
Dœvô vùtaraçaH prôkia ;
âsuram, Pâfta, mé çfnu. ^•
Pravfttim ca nivfttim ca
janà na vidur àsuràa, Na çdocam, na api ca àcârô,
na satyam tésu vidyaté ; 7.
Asatyorn^ apratiiïam té %
Jagad âhur, aniçwaram ; AparasparasamBûtam ,
kim anyat, kâmahsetukam. ^•
Êtdm dfstm avaétaBya,
naitàtmând, 'IpabuddayaH, PraSavanty uyrakarmdnaH
xayâya Jayatô ^hitâa ; ••
Kàmam âçritya duàpûram,
damBa-mdna-maddnwùdH»
MôkàdgfhUwâ asadgrâhân,
pravartanté 'çucivratân, *®-
Cintdm apariméydm ca
pralayântdm upâçritàa,
KémôpaBôgaparamà,
étdvad iti niçpda ; * * •
Açdpdçaçatm badâda,
kdmakrôdapardyanda.
Il y a deux natures parmi les vivants, celle qui est divine, et celle des Âsuras. Je fai expliqué longuement la première : écoute aussi ce qu'est l'autre.
Les hommes d'une nature infernale ne connaissent pas l'émanation et le retour ; ou ne trouve en eux ni pureté, ni règle, ni vérité.
Ils disent qu'il n'existe dans le monde ni vérité, ni ordre, ni providence ; que le monde est com^ posé de phénomènes se poussant l'un l'autre, et n'est rien qu'un jeu du hasard.
Ils s'arrêtent dans cette manière de voir ; et se perdant eux-mêmes, rapetissant leur intelligence, ils se livrent à des actions violentes et sont les ennemis du genre humain.
Livrés à des désirs insatiables, enclins à la fraude, à la vanité, à la folie, l'erreur les entraîne à d'injustes prises et leur inspire des vœux impurs. Leurs pensées sont errantes : ils croient que tout finit avec la mort ; attentifs à satisfaire leurs désirs, persuadés que tout est là.
Enchaînés par les nœuds de mille espérances, tout entiers à leurs souhaits et à leurs colères ;
Ihanté kâmaBôffâyiam
anyâyéna arïasancayàn.
« Idam adya maya labdam ;
imam prâpsyê manôraïam ; » Idam asti; idam apimé
Baviéyati punar danam ; * '•
» Asso maya haian çatrur ;
hanisyé ca aparân api.
» Içwarô 'ham ; aham Sôg(;
siddô 'Aam, balavdn, suKl, . **•
» A dyô ' Sijanavdn asmi ; ^
kd 'nyô ^sti sadfçô maya ?
» Yaxyê, dâsyàmi, môdisya. )»
Ity ajnànavimôhitâii. *8.
AnêkacittaviSrântâ,
môhajâlasamâvftâH, PrasaktdH kdmaSôgéèu
patanti naraké 'çucs). i6-
AtmasamSâvitdH stabdà
danamdnamaddnwiiâH Yajantê nâmayajna^s té
damSéna avidipûrvakam ; *7.
Ahafkdram, balam, darpam,
kdmam, krôdam ca sançritûa, Mdm âtmaparadihéiu
pradwisantâ, "Syasôyakàa. *«.
— 2i3 — pour jouir de leurs vœux, ils s'efforcent, par des voies injustes, d'amasser toujours :
a Voilà, disent-ils, ce que j'ai gagné aujourd'hui : je me procurerai cet agrémer\t ; j'ai ceci, j'aurai ensuite cet autre bénéfice.
J'ai tué cet ennemi, je tuerai aussi les autres. Je suis un prince, je suis riche, je suis heureux, je suis fort, je suis joyeux ;
Je suis opulent ; je suis un grand seigneur. Qui donc est semblable à moi ? Je ferai des sacrifices, des largesses ; je me donnerai du plaisir. » Voilà comme ils parlent, égarés par l'ignorance.
Agités de nombreuses pensées, enveloppés dans les filets de l'erreur, occupés à satisfaire leurs désirs, ils tombent dans un enfer impur.
Pleins d'eux-mêmes, obstinés, remplis de l'orgueil et de la folie des richesses, ils offrent des sacrifices hypocrites, où la règle n'est pas suivie et qui n'ont du sacrifice que le nom.
Egoïstes, violents, vaniteux, licencieux, colères, détracteurs d'autrui, ils me détestent dans les autres et en eux-mêmes.
— 2U - Tiin aham dwisatan, krûrdn,
saÀsârééu narââamân Xipdmy ajasram açuSdn
âsurièiv éva t/ôniiu.
Àsutim yônim âpannd,
mûdd, Janmanij'anmani, Màm apràpya éva, Ksontéya,
tatô yânty aâamdm gatîm. ^
Triviâam narakasya idam
dwâram ndçanam âimanoH, KdfnaH, krôdas, tatà lôSas ;
tasmàd état trayam tyajét ; **
Êtasr vimuktaH, Kdontéya,
tamôdwârœs triBir naroH Acaraty âtmanan çréyas,
tatô yâtiparâm gatim. ^
YaH çdstravtâim utsjyya
vartaté kâmakâratan, Na sa siddim avdpnôti,
na suKam, na pardm gatm. ^
Tasrnâc cdstram pramdnam té
kdrydkdryavyavastîtdo ; Jndtwd çâstraviâânôktam
karma, kartum iha arhasi. 24.
ItiÇrtBagavadg{tâH....,daevâsurasampad^ viBdgayôgô ndma, èôdaçô 'dydyan.
Mais moi, je prends ces hommes haineux et cruels, ^ces hommes du dernier degré, et à jamais je les jette aux vicissitudes de la mort, pour renaître misérables dans des matrices de démons.
Tombés dans une telle matrice, s'égarant de générations en générations, sans jamais m^atteindre, ils entrent enfin, fils de Kunti, dans la voie infernale.
L'enfer a trois portes par où ils se perdent : la volupté, la colère et Tavarice. Il faut donc les éviter.
L'homme qui a su échapper à ces trois portes des Ténèbres, est sur le chemin du salut et marche dans la voie supérieure.
Mais l'homme qui s'est soustrait aux commandements de la Loi pour ne suivre que ses désirs, n'atteint pas la perfection, ni le bonheur, ni la voie d'en haut.
Que la Loi soit ton autorité et t'apprenne ce qu'il faut faire ou ne pas faire. Connaissant donc ce qu'ordonnent les préceptes de la Loi, veuille ici les suivre.
Yé çâstraviâim utsrjya
yajantê çraddayànwitàH, Téiâm nièïd tu kà. Kpna î
sûttwam âhô, rajas, taman. *•
Triviâà Bavatiçradâd
déhinâm ; sa swaBàvaJd ;
Sàttmkt, râfast ca êva,
tdmastéa, iti; tâm çfnu. *•
Saitwânurûpà sarvasya
çraddd Bavati, Fdrata; Çraddâmayô 'yampurusô
yô yaé craddoH, sa êva san. '•
Yajantê sâttwikà Dêvân,
Yaxaraxdnsi ràjasÔM, Prêtàn Bâtaganânç ca anyé
yajantê tàmasâ janân. ^•
Açâstravihitam, gôram
tapyanté yê tapôjanÛH, DamBàhaykàrasamyuktéLH,
kdmarâgabalébiwitâH, ■ •
-" 217 — xini.