APPELÉS
LES DEMI-MÉTAUX Par m. J. NIGKLËS.
Les demi-métaux sont placés entre les métauji et les méiallatdes et ménagent la transition entre ces deux classes de corps simples. Des premiers ils tiennent : l^'L^éclat métallique; 2' La conductibilité pour la chaleur; 3^ La conductibilité pour Télectricité ; 4^ La densité ; avec les métalloïdes ils partagent la propriété : l"" D*étre acidifiables ; 2* De ne donner que des bases salifiaUes
faibles ; 0^ De se combiner facilement avec les métaux et de se comporter à leur égard, comme dos corps électro-négatifs ; 4'^ Enfin, pour quelques-uns d*enire eux, do
former avec Thydrogène une combinaison gazeuse.
Ces caractères n*onl rien d*absoIu et tant qu*oo nVn aura pas d*autres« la liste des demi-métaux variera au gré de chaque auteur: mais voici une considération qui permetU^ de déterminer nettement où la série des demimétaux commence et où elle finit.
Quelle est Tidée qui s'attache le plus obstinément à celle dç métal? Cest Tidée de malléabilité. Le mot métal rappelle involontairement un corps sonore^ pesant^ se laissant forger^ étirer , en fils et en lames; capable en un mot de s'aplatir sous le marteau, de s*étendre au laminoir et de s*amincir dans la filière.
Or, si nous examinons les différents corps simples métalliques à ce point de vue, nous trouvons qu'il y en a un certain nombre qui ne sont ni malléables ni ductiles et que, chose surprenante, ces corps simples sont ceux-là même que Ton connaît sous le nom de métaux acidifiables.
Parmi eux nous trouvons le tellure^ le tungstène, tasmum^ Farsenic^ Cantimoine et enfin, le bismuth^ qui hier encore passait bel et bien, pour métal, mais qui est descendu de ce rang depuis qu'on a établi son isomorphisme avec raniimoine et l'arsenic, isomorphes eux- ' mêmes avec le phosphore et l'azote. (Voir plus haut p. 381).
Remarquons en effet que le bismuth a tous les caractères extérieurs des métaux, sauf toutefois qu'il est dé-
pourvu de lénaciléy c*est-à-dirc qu'il est cassant et que cette propriété est partagée par tous les autres corps simples à éclat métallique que nous rangeons dans le groupe des demi-métaux.
Dépourvus de ténacité, ces corps simples doivent être, par cela même, peu élastiques et, par conséquent, peu sonores, mais c*est là un caractère moins apparent et qui pour être constaté, demande quelques expériences; au contraire la propriété d*étre ou de n'éU'e pas cassant est facile à vérifier.
Nous proposons donc de considérer comme demiinéiaux les corps simples métalliques qui ne sont ni ductiles, ni malléables, c'est-à-dire, les métaux cassants.