‹ Mémoires de l'Académie de Stanislas (volume 5)Chapitre 46 sur 57 · AU · texte numérisé non relu

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Mai 99. Un mûrier placé dans une cour commence

à se feuiller.

Jom i4. La yigne est en fleur depuis quelques

jours sur les pieds en espailler. EHe commence A' fleurir dans les Tîgnes.

— 20. Les tilteuTs se parent de fleurs.

— 29. On commence la fenaison : favorisée par

un beau temps son produit est généralement peu abondant.

Juillet 1*'. Le raisin est en verjus dans quelques ti-

gnes bien exposées.

-— 2t. On coupe le seigle et Torge.

Août 2. La moiisson, commencée depuis plusieurs

jours, est devenue générale. Elle est contrariée par le mauvais temps. La continuité de la pluie a fait germer le grain dans plusieurs localités. Les pommes de terre deviennent malades dans d^autres.

— 17. Les hirondelles se réunissent etpréliftent

au départ.

— 20. Le raisin mêle dans les vignes. — Le col-

chique d^automne est en fleur. Septom.l^'. On s^occupe partout de la fenaison du regain.

— 15. Les pommes de terre sont généralement

altéréesi et dans plusieurs localités le raisin est malade ; cette maladie attri-

( 445 ) buée par le plus grand nombre des savante qui Tout étudiée , au déveloprpement d une mucédinée , nommée oïdium indien , serait due y d'aprôs M. Flechet, non à un cryptogame, mais à un animalcule qu'il désigne sous le nom d'acarus-arachnide, parce qu'à la manière des araignées, il file un tissa filamenteux (1).

Septem. 21. On ne voit plus d'hirondelles. — Cueillette des fruits à pépins ; ils ont peu de saveur et ne se conservent pas.

— 23 et 24. Il a gelé à la campagne pendant la nuit. Octobre 4.'0n commence la vendange à Maizéville

et à Essey ; elle a lieu par un temps beau, mais froid ; le raisin est en petite quantité, et il n'a donné qu'un vin de médiocre qualité.

— 27. Coups de vent violent qui accélèrent la

chute des feuilles déjà trés-avancée»

Décembre. Vers la fin de ce mois, la température est

si douce que la rose et la violette fleurissent, et que les abricotiers montrent des feuilles.

1852 doit prendre place parmi les années douces et

(i) Journal des travaux de F Académie nationale agricole, manufacturière et commerciale, xxm année, ool. 648.

playieuiM : pendant son conrt la marche des saisonB a été fort iirégoliére et les productions de la terre en ont beanconp souffert.

Le nombre des déoés, pins grand en 1852 qae pen* dant Tannée précédente, n^est pas dû A de grandes épidénries, mais A des maladies de diverses natures. Celles qui ont en le plus d^extension ont été, en février, la rougeole et la scarlatine, qui déjA régnaient Tannée précédente. La conjonctivite catarrhale succéda A ces exanthèmes et beaucoup de personnes en étaient atteintes au 25 février. La coqueluche a sévi en mars, et dans le mois de mai, la bronchite est devenue presque épi- 4émique, et la pneumonie fréquente. Dans le cours de juillet on a vu beaucoup d^érysipéles, A la &ce surtout. Deux maladies beaucoup plus graves ont pris de Pextension en septembre ; la variole et la fièvre typhoïde qui a fait des victimes. Ters la fin de novembre et au ' commencement de décembre, la fièvre intermittente, le plus ordinairement sous le type quotidien, a saisi un assez grand nombre d^individus, employés A la gare du chemin de fer, située, comme on le sait, sur un terrain marécageux. Bnfin, pendant les mêmes mois, les mililaires de la garnison, les cavaliers surtout, logés A la ca«seme Saint-Jean, ont été en proie A la fièvre typhoïde, 'qui les avait jusqu^alors respectés.

En faisant abstraction de 115 enfants morts-nés, le nombre des naissances s'est élevé A 1,258; 625 du sexe masculin, et 655 du sexe féminin.

1,523 individas ODt perdu la vie, 628 du sexe masculin, et 695 du sexe féminin.

Les décès en suivant Tordre de leur décroissance ont été répartis ainsi quMl suit, aux divers mois de Tannée : avril 139, mai 138, mars 430, décembre 113, janvier 114, juillet 113, février 110, juin I04,aoùt 94, septembre 94, octobre 88, enfin, novembre 84*

Sous le rapport des Ages, ils se sont distribués de la manière suivante :

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