La grande thèse dite énigmatique ou symbolique
Cette pièce est une allégorie à la gloire de François de Lorraine, second fils de Charles III et frère de Henri II. Elle a été gravée pour décorer une thèse soutenue au mois d'août 1625, à l’université de Pont-à-Mousson, par Nicolas-François de Lorraine, alors évêque de Toul. On voit, au milieu du haut de l’estampe, les armes écar- (elées de Lorraine et de France, soutenues par deux génies, entre deux banderoles sur lesquelles est écrit : FRANCISCO A LOTHARINGIA PARENTI OPT. |
HÆ PATREM DIVÆ. Plus bas, on remarque Francois de Lorraine, monté sur Pégase, au milieu de quatre femmes traînées dans des chars attelés d’aigles, de lions et d'ours ; elles sont environnées de diverses inscriptions. Les symboles de ces quatre femmes rappellent les soins donnés par ce prince à l'éducation de son fils, auteur de la thèse. Celui-ci est, lui-même, représenté au-dessous de son.père, presqu'’au centre de la pièce. Il est assis dans un bois, environné de quatre fémmes debout, symbole de ses vertus. Elles sont accompagnées de diverses inscriptions. Deux autresfigures symboliques, représentant la physique et l'astronomie, sont assises aux pieds du jeune prince et lui (ressent des couronnes. Sur les arbres formant berceau au-dessus de la tête de Nicolas-Francois, on lit: NICOLAVS FRANCISCVS FILIVS ; et à ses pieds : FACIENT HEC NVMINA | GNATVM. Au-dessous, se trouve la {hêse laîine imprimée. Elle est entourée de génies et de figures allégoriques portant diverses inscriplions. Cette thèse comprend 21 propositions sur des sujets de physique. Enfin, tout au bas, à droite, on lit: Zac. Callot In et Fecit in aqua forti. — Trés-grande pièce gravée sur une seule planche, mais dont on rencontre souvent des épreuves tirées sur deux feuilles.
Hauteur : 802 millim. Largeur : 503 millim.
On connaît trois états de cette planche, qui se conserve à la Bibliothèque publique de Nancy.
I. Avec le texte imprimé de la thèse; mais avant que la planche ait éprouvé l'accident qui caractérise le troisième état.
Il. Lo texte n'existe plus ; mais l’angle droit de la planche est encore enticr. | 11. Toujours sans texte ; mais l'angle droit de la planche a été
tronqué, de telle sorte qu'on ne lit plus que les mots : Zac. Callot En et fecit in aqua f (*). | |
615 bis. La petite thèse ou le triomphe de la Vierge.
Cette pièce, qu'on appelle quelquefois Le Jubilé, a été décrite sous le n° 1400.
615 ler. Les emblèmes de la vie de la Vierge.
Cette suite, qui décore le livre intitulé: vie De LA MÈRE DE DIEV REPRESENTÉE PAR EMBLESMES, a été décrite sous les n° 207 à 233. .
615 quater. Les emblèmes de la vie monastique.
… Celle suile, qui décore le livre intitulé : Lvx cLavsrRi, a été décrite sous les n°’ 254 à 260.