Le grand rocher
Piéce allégorique en l'honneur du comte de Brionne (**).
(*) La planche était déjà en cet état vers 1725, époque à laquelle Mariette écrivait, en parlant de cette pièce : « Pour qu’elle soit des premières épreuves, et de celles les plus estimées, il en faut trouver où les positions y soient imprimées et où le coin de la planche, du côté que Callot a gravé son nom, ne soit pas encore rompu.
» Elle est de deux feuilles, quoique d'une seule planche. » (Notes de Mariette, folio 55.)
(””) Charles-Joseph de Tornielle, marquis de Gerbéviller, comte de Brionne ct de Deuilly, baron de Bauffremont et de Bullegné-
386 — Elle représente un double rocher, situé au milieu de la mer, dont la pointe la plus élevée domine une enceinte fortifiée à laquelle on parvient par un escalier. Audessus, vers la droite, on voit un aigle qui apprend à ses petits à regarder fixément le soleil. Deux des aiglons qui voltigent sur le haut du rocher ont, sur la poitrine, l’écu de Tornielle et le troisième celui de Bassompierre. Au milieu du baut on lit, dans une banderole, ce passage d'Horace : NEC IMBELLEM FEROCES PROGENERANT AQVILÆ COLVMBAM. Au milieu de la marge du bas on voit, dans un cartouche richement orné, l'écu de Tornielle entouré des armes des familles alliées et notamment de celle de Bassompierre. « C’est, dit Mariette, une des pièces rares de l'œuvre, et des plus belles, quoique Callot n'y ait pas mis son nom.»
Largeur : 275 millim. Hauteur: 196 millim. dont 25 de ° marge. |
ville, grand-mattre de la garde-robe et grand-chambellan du duc de Lorraine, a été l’un des protecteurs de Callot. Ce personnage est celui qui, sous le nom de comte de Brionne, a figuré dans l'une des entrées du combat à la barrière de 1627.