‹ Mémoires de l'Académie de StanislasChapitre 160 sur 180 · LORQUIN · texte numérisé non relu

LORQUIN

[— moyenne............ + 9°,51 + 7,99

Par: 42 sde scos 39 Etat } Presque pur.............. 48 du ciel. ) Nuageix............,... 235 186 Couvert................. 98 Jours de Brouillard. ....... han 1 30 — Bruine................... 16 mm “Pluie. secs ciass scies 130 160 mm, (Gretsch s 1 — Neige.................... 42 64 — Grésil.... ss... 3 43 — Gelée blanche.............. 9 19 — Gelé.................... 79 419 — Verglas................... 7 7 — Tonnerre ................. 45 27 = Ethi.issslous hs iueesse 20 30

Quantité de pluie................. 722%" 881"

De ce parallèle, il résulte que la température est plus froide à Lorquin ; qu'il y tombe une plus grande quantité de pluie et de neige qu’à Nancy; mais que dans cette dernière ville les brouillards sont plus fréquents et l'air plus humide.

Le 12 mars, vers 4 heures 15 minutes du soir les habitants d’Albestroff ont éprouvé une secousse qui ne s'est pas étendue au delà de leur commune. |

Dans les maisons situées au centre de cette localité, les meubles ont été déplacés, et les personnes qui étaient debout ont failli perdre l'équilibre. Au moment où cette agitation s’est manifestée, un bruit semblable à la décharge d’une pièce de canon s’est fait entendre. On attribue ce phénomène à un tremblement de terre ; il est douteux qu'il en ait été ainsi. On pourrait penser, avec

| — 329 — plus de raison, qu’il existe en cet endroit de vastes cavités souterraines à une profondeur considérable, et qu’une partie du sol qui en forme la voüte est tombée dans l'abime. Cette explication parait d’autant plus probable, qu'environ 12 ans auparavant, pareil fait a eu lieu sur le même point. | | :

M. Ancelon, médecin distingué à Dieuze, décrit dans les termes suivants un météore qu’il a observé dans cette ville, le 41 mai, à 11 heures du matin, temps moyen.

u Üne trombe, marchant du nord au sud, enleva dans un jardin, à l'extrémité sud de Dieuze et sur la rive gauche du Verbach, huit vitraux d’un mètre 50 centimètres carrés et du poids de 15 à 20 kilogrammes chaque ; ces vitraux, placés horizontalement et qui ne donnaient aucune prise au vent, transportés à 20 mètres de distance, furent brisés contre un mur de clôture. ».

u Il avait gelé assez fort pour que les-espérances données par les vignes fussent compromises. Le thermomètre avait marqué dès le matin 5°; le ciel était resté couvert, et le baromètre au moment de l'apparition du météore était à 748794 (1). Un orage lui donna naissance,

(1) D’après la carte de l'état major, Dieuze a 223 mètres d'élévation au-dessus du niveau de l'Océan, 22 environ de plus que Nancy. Dans la première de ces villes, le mercure par conséquent doit se soutenir à une hauteur un peu moindre que dans la deuxième, et néanmoins, le 11 mai, le baromètre marquait à Dieuze 74894, tandis qu'à Nancyil était à 729. Ce fait ne peut être expliqué qu'en admettant que M. le docteur Ancelon s'est servi d'un instrument infidèle. È :

— 330 — poussé sans violence par le vent d'ouest, s'était divisé, comme cela arrive très-fréquemment, à la hauteur de Narsal, une partie, après en avoir été attirée dans la direction nord-est, par la forêt de Bride, avait bientôt disparu de notre horizen ; l'autre partie, plus étroite, plus concentrée, remontait la vallée de la Seille ; au moment de traverser la rivière, à angle droit, elle rencontra un rideau de peupliers qui lui fit obstacle et qu'elle franchit avec fracas. C'est à ce moment que se forma la trombe. n

u La trombe formée abandonna la résultante indiquée par la marche de l'orage et lui devint perpendiculaire cn prenant brusquement sa direction du nord au sud. On a comparé le bruit qui accompagnait le météore à celui que ferait, en versant, une voiture chargée de bois de chauffage ; une pluie torrentielle le suivit immédiatement. n | |

Pendant toute l'année les classes peu favorisées par la fortune ont éprouvé de grandes privations, et des souffrances causées par la cherté des céréales et de toutes les choses nécessaires à la vie, privations et souffrances auxquelles sont venues s'ajouter encore les épidémies et les épizooties dont nous allons parler. | |

Observations médicales.

Des maladies sporadiques se sont montrées en 185b, à peu près telles qu'on les voit chaque année ; pendant l'hiver et le printemps, les plus fréquentes ont été les areillons, les pharyngites, les bronchites, les pneumonies et les rhumatismes.

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