STROPHE
Sœur de la France (1),
te. me
(2) Claude le Lorrain, l'immortel paysagiste ; Jacques Callot, le plus illustre de tous les graveurs, aussi connu par son patriotisme lorrain que par son talent, d’une vigueur et d’une ori= ginalité sans égales.
(1) Par sympathie fraternelle, Ta Lorraine. au moyen âge, s'en allait combattre pour la France, dont elle n'était alors ni la sujette, pi même la vassale. Faisant pour les Français ce que font aujourd'hui les Sardo-Piémontais à l’armée d'Orient, les Lorrains s'en
| — 670 — Jadis à sa souffrance Tu portas délivrance Dans les murs d'Orléans (2).
Plus tard, sous elle, Ta part fut encor belle :
Toujours le sort appelle À des combats géants.
Ah! dans les jours fameux de nos luttes étranges, Quand l’Europe en courroux et ses mille phalanges Semblaient devoir briser nos efforts sous les dus Forte guerrière, Tu portes la première, Notre bannière, L’enseigne aux trois CIHIQURE Trente victoires Vont redorant tes gloires Des rayons les plus chauds ; Et comme un rêve Lorsqu’un pavois s'élève, C’est sur le glaive De tes huit maréchaux (1).
allaient, sous leur propre bannière soutenir en alliés volontaires la cause française, sur les champs de bataille de Cassel, de Crécy et de Poitiers.
(2) Par le moyen de Jeanne d "Arc, l’héroïque vierge dont la Meuse et les Vosges se disputent le berceau. |
(1) Huit Lorrains, généraux dé la première République ou du premier Empire, sont devenus maréchaux : Ney, Victor, Oudinet, Saint-Cyr, Molitor, Gérard, Lobau, Excelmans.
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Noble Lorraine, Autrefois souveraine, ANTISTROPHE.
Tandis que sous leurs yeux le fer au fer se Mur: Près d’eux un doux guerrier, humble-enfant de la Meurthe, Est dans les rangs français; .
Comme eux, d’un vieux-sang pur apportant l'héritage, Il triomphe ; il partage. | Les lauriers du succès. » À Mais quoi ! l’homme est-il fait pour vivre de fumée, Et dans la renommée ; Trouver CB QU’IL EUI FAUT? .
Le Sage de l'Armée Levait les yeux plus haut.
Aussi, quand succomba l’Hercule de l’Empire, Drouot prit en partage, avec ou sans espoir, . Les chemins d’un exil... où son regard es lire Le conseil du devoir.
N ressemblait dlors, sous ses formes timides, 5 | Près de Vapoléon, | … Au sphinx inébranlé, gardien des palais rides, Qui, depuis trois mille ans, au pied des dr Sourit, vierge et lion.
CHOEUR
Noble Lorraine, Autrefois souveraine.
Etc.
EPODE.
Drouot mort, les tributs d’un respect légitime Bientôt lui sont donnés, :
Et l’on voit, en dépit de son silence intime, Tous ses droits à l’estime Connus et couronnés.
Les vrais héros sont rares; Sonnez, fanfares !
Bronzes, tonnez !
Et toi, qui, simple et calme, Recois la palme Des honneurs décernés, Souris, modeste sage, Aux murs de ton jeune âge, A nos fronts prosternés.
. CHŒUR. | “Noble Lorraine, Autrefois souveraine, En vain le temps entraîne L’orgueil de ton passé :
. Va! garde en réine Ta majesté sereine ; Car ton astre, Ô Lorraine, =. Lorraine, Ne s'est point-éelipsé..