Charles IIT duc de Lorraine
Le prince, vêtu d’une robe garnie de fourrure ‘et boutonnée, ayant la barbe longue ‘et la moustache relevéé, est représenté dans un ovale entouré d'une bordure autour de laquelle on lit: SERENIS : CAROLVS: HI: D: G: CALA : LOTHA: BAR: GYELD: DVX: MARCHIO MYSSIPON : COM: PRO :. VAVD: ALBI :. ETC:. ÆTA:- SVÆ. -ANNO. LXV. 1607. Chaque angle est rempli par deux palmes qui passent au travers d’une toile. On voit, dans l'angle gauche du bas, les armes de Lorraine et, à droite, celles de Bar. On lit dans la marge : Heroas referens, atauos, hoc Carolus ære Austrasiæ Princeps conspiciendus
tirées sans texte au verso ; elles sont généralement mauvaises, du moins toutes celles que nous avons vues sont inférieures à celles qui ont un fragment de texte au verso.
() Nous avons déjà parlé de.ce portrait dans la Ra de Callot où nous rapportons, note 8, les deux passages de Mariette qui se réfèrent à cette pièce.
erit, et à droite : Z. Callot fecit et excudit. -- Morceau gravé au burin d'après un portrait du temps. | Hauteur : 163% millim. Largeur : 125 millim.
On connait deux états de cette planche, qui est une des premières que Callot ait gravées à Nancy, à l’âge de quinze ans.
J. Avant le nom de Callot. — Extrémement rare (*). II, C’est celui qui vient d'être décrit, — Trés-rare.
504 bis. Cosme 11 de Médicis. V. n° 499 bis.
505. Deruet (Claude), | peintre du duc de Lorraine et chevalier de l'ordre du Portugal (**).
Ilest vu debout et de face, auprès de son fils qui porte une arquebuse. On aperçoit dans le fond un ch4teau avec ses cours, ses jardins et un grand nombre de personnages en carrosse, à cheval et à pied; et à droite une partie des remparts de Nancy. Dans le haut, se dé-
(*) Une épreuve de cet état existait à la Bibliothèque impériale où elle a été vue par nous en 1852, dans la boîte renfermant les portraits des ducs de Lorraine ; il nous a été impossible de la retrouver depuis.
(**) Le dessin original de ce portrait est au Louvre, C’est un des plus beaux dessins de Callot. 11 se trouve en tête d'un volume portant le numéro 12,513.
Il existe un dessin, bien autrement curieux, d’un portrait de Deruet, mais qui n’est pas de Callot. C'est celui que Louis XIIE à fait lui-même et que nous avions eru perdu (v. p. 23 de notre notice sur Deruet). Ce précienx dessin s'est conservé dans la famibe de l'artiste et il est aujourd'hui en la possession d’un des descendants, par les femmes, de Philippe Bardin qui avait épousé uuc fille de Deruet.
lé
ploie un double rideau, au milieu duquel sont appendues les armes de Deruet. Dans le bas on lit ces douze vers:
Ce fameux Createur de tant de beaux visages S’esloit assez tiré dans ses rares Ouurages Où la Nature et L'art admirent leurs efforts Il tenoit le desseus du Temps et de L'Enuie Et luy de quy les mains ressuscitent les Morts Pouuoit bien pur soy mesme elerniser sa vie | Mais quand Il eust fallu laisser quelque autre marque Qui malgré les rigueurs du Sort et de la Parque : Le monstrast tout entier a la Posterité Son huile et ses Couleurs pour le faire reuiure, Au goust des mieux sensez auroient lousiours eslé Vn Charme plus puissant q; Peau fort et le Cuiure.
Au-dessous de ces vers, probablement composés et certainement écrits par Callot, on lit : À Claude Deruet Escuier Cheualier de lordre de Portugal. Son fidele Amy. lacques. Callot F.
Hauteur : 300 mill., dont 51 de marge. Largeur : 168 mil.
On connaît quatre états de cette planche :
1. Avant les contre-tailles sur l'ombre du principal corps de logis du fond ; avant que le mot Fecit ait été complété et qu'on ait ajouté à Ja suite de ce mot : À Nancy 1632. — Rare.
11, Des changements ont été faits dans les nœuds de la draperie, surtout dans le nœud droit ; on voit des contre-tailles sur le pignon de la maison ; mais la grande cheminée, qui est en avant, est restée blanche. On lit au bas de la marge : ecit à Nancy 1632.
IIT. La cheminée est teintée de tailles verticales, ainsi que la face, regardant le spectateur, du petit pavillon à gauche, lequel est blanc dans le {er et le 2e état. |
IV. Les deux figures sont retouchées; surtout la joue droite de Deruet qui est teintée de tailles verticales, de manière à la rendre plus noire que dans les états précédents.
SOS bis. Effiat (Antoine Coiffier-Ruzé Marquis d’}, dabord surintendant des finances puis marechal de France, père de Cing-Mars. V. n° 509.
505 ter. François de Medicis, Prince de Capistran. V. n° 429.