A KIEL, A LA VEILLE DE LA. GUERRE
devahl.la grille du château, ce jour-là, nous apprîmes que la fête n'avait plus lieu. Nous n'étions pas plutôt revenus à bord de VUtowana que nous vîmes Frédéric William Wile, le célèbre correspondant du Daily Mail de Londres,
monté dans une petite embarcation, se diriger vers nous. Il se rangea contre notre yacht et nous annonça que l'héritier au trùne d'Autriche, l'archiduc François-Ferdinand, et sa femme avaient été assassinés à Serajevo. Il y eut un mouvement fiévreux d'embarcations allant et venant dans une rapidité vertigineuse, l'Empereur ayant été rappelé de l'épreuve nautique qui se disputait. Nous dînâmes, ce soir-là, à bord du yaeht dn prince de Monaco. Tous les diplomates et toutes les personnalités que j'avais rencontrés dans l'après-midi et ceux que je rencontrai dans la soirée semblaient être du même avis et estimer que la tragédie de Serajevo ne conduirait pas à la guerre. L'Empereur partit le lendemain pour Berlin à une heure très matinale, mais non sans avoir ordonné de façon expresse que le programme des courses et des réceptions à Kicl suivit son cours sans modification aucune.
11 y eut, le lundi après-midi, un « Bierabend » dans In grande salle du Yacht Club à Kiel. L'Empereur devait présider ce dîner, et il fut remplacé par son frère, le prince Henri. L'ambassadeur britannique, sir Edward Goschen, qui assistait aux fêles à bord d'un des bâtiments de guerre anglais, était assis à la droite du prince et j'étais assis à la gauche. Un curieux incident se produisit pendant la soirée. Nous étions en train de causer, le prince et moi, et nous exprimions J/avis qu'il était toujours imprudent de chercher à porter un toast après dîner. Au beau milieu de notre conversation, quelqu'un vint parler à l'oreille du prince, qui se leva aussitôt et proposa de boire à la santé de l'amiral anglais et de s'a 'flotte. Il improvisa un petit « speech » qu'il termina par ces mots à l'adresse des officiers de la Hotte britanique : « Nous regrettons que vous partie/ et nous regrettons que vous soyez venus ». Ce curieux lapsus a toujours été passé sous silence, fait
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beahr! sich der unterzeichnete OberHofund Haus-MarschalU
lu dem dm Mor.fag.den 1 Juni I9ft um 11 Uhr Vormiîlagsim Neuen Palais bei fotsdûm,
stôtifindenden Stiftungsfest dss Lehr-'nfanterie-Bafaillons und zuderum I Utif
darauf fdgenden Fryhsliiçks-Tafel î/n Muschelsaale des Neusn Palais
einzuladen UeSer />mu£pp. sieiS» b«ifo'$end8 Anwge
Carte d'invitation pour le Festival
DONNÉ LE l*r JUIN 1914 AU NOUVEAU PALAIS, A PoTfD\M
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arn Sonntag, den 28. Juni von 'y^bis y' Uhr.
.Anzug pp.: ^'C.rt.iuî.
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Carte d'invitation a la ' £ai;ui^-i' vhty " que le Prince
ET LA PRINCESSE HENRI DE PRUSSE DEVAIENT OFFRIR LE DIMANCHE 28 JUIN, A KlKL.