‹ Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme]Chapitre 22 sur 55 · MAI · texte numérisé non relu

MAI

PLacarp à l'effet de faire réparer les chemins, ponts et fossés. &e. | RALPH BURTON, Ecuier, Colonel d'Infanterie, Brigadier Général des armées du Roy, Gouverneur de Montréal et de ses Dépendances, &c. |

L'utilité du public en général et la commodité des voyageurs requiert que les chemins, ponts et chaussée- plus soient raccommodés et établis, maintenant que les se- Terr

mences et travaux du printemps doivent être finis. ciens

* Nous ordonnons très-expressement à tous les Capitai- nes d nes et officiers de Milices dans toute l'étendue de ce des « Gouvernement de commander incessamment, après la leme publication du présent Placard, que les chemins soient veuld raccommodés, les ponts relevés et rétablis tant pour le ils nd

passage des ruisseaux que les mouillères et savannes, et qui 1 que les fossés soient recallés ou de nouveaux faits partout où besoin sera, chacun dans leur différent District à tou ou Paroisse, et ce en la manière accoutumée, sous peine

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d'une amende arbitraire contre les Capitaines ou officiers de Milice des Paroisses qui auront négligé de faire raccommoder les dits chemins et rétablir les ponts dans leurs districts, lors de la visite dans un mois après la publication de la présente. Voulons que les faubourgs et banlieue de Montréal soient compris dans la présente ordre. Mandons &c. Donné à Montréal, sous le sceau de nos armes et contreseing de notre secrétaire, le 9 may R. BURTON.

Par ordre de Monsieur le Gouverneur.

J. BRUYÈRES

ORDONNANCE contre les propriétaires d'animaux qui seront arrétés sur les terres de la Banlieue de Montréal.

RALPH BURTON, Ecuier, Gouverneur de Montréal et de ses dépendances, &c.

Sur les représentations qui nous ont été faites par plusieurs particuliers de cette ville, propriétaires de Terres dans la banlieue d’icelle, qu'au préjudice des anciens réglemens de police qui deffendent à toutes personnes de laisser courir indifféremment sur les dites Terres, des chevaux, bœufs et vaches, il s’y en trouve continuellement que les particuliers auxquels ils apartiennent, ne veulent pas retenir enfermés, ou enfergés; Pourquoy ils nous suplient de vouloir bien pourvoir à ce désordre qui leur fait un tort considerable.

Nous ayant égard aux dites représentations, ordonnons à toutes personnes quelconques qui n’ont point de terres, de loüer des parcs pour y renfermer leurs animaux et y enferger leurs chevaux. Faute de quoy, (ORCARTANS

ts)

dès à present comme des lors les propriétaires des animaux qui seront arrestés sur les Terres de la Banlieue de cette ville, en l’amende de dix livres pour un cheval, et de trois livres pour un bœuf ou vache, aplicable au propriétaire de la terre sur laqueile ils seront pris, en outre aux dommages que les dits animaux auront pût faire sur la dite Terre, suivant l'estimation qui en sera faite par arbitres ; Et faute par les propriétaires des animaux retenus, de les retirer dans deux jours après leur prise : il en sera vendü un ou plusieurs s’il est nécessaire, en la manière accoutumée, pour sur le provenû être deduit les amendes et dommages encourües, ainsy que les frais de vente, et le surplus remis aux propriétaires des dits animaux.

Mandons aux Srs. Capitaines des Milices de la chambre de cette ville, de tenir la main à l'exécution de la présente ordonnance, qui sera lue, publiée et affichée partout où besoin sera, et registrée au Greffe de la chambre de cette dite ville. Donné au Chateau de Montréal, sous le sceau de nos armes et le contreseing de notre Secrétaire, le 7 Juin 1764.

R. BURTON

Far Monsieur le Gouverneur.

J. BRUYÈRES

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