‹ Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme]Chapitre 35 sur 59 · CHAPITRE V'NGT · texte numérisé non relu

CHAPITRE V'NGT

La profession des vocur solennels de nos premières mères.

L'année du noviciat estant proche de sa fin nos chères soeurs aspirantes présentent une requête en forme à Monseigr. François de Laval, lors évesque de Kébee, pour le prier de leur accorder la permission de faire leur prolession, ce qui leur accorda de bon coeur ne pouvant plus résister, répondit à la requeste et nomma M, Souart prestre du Séminaire pour recevoir leurs voeux, datée du 27e d'octobre 1671 et il acheva cet établissement pour ce qui étoit du spirituel à ne pouvoir plus s'en dédire,

La Rde mère du Ronceray estant seule professe des voeux solennels ne pouvait contracter et ma chère soeur le Jumeau sa compagne du voyage voulant donner son bien à cette maison il étoit nécessaire de le faire, c'est pourquoy on jJugea à propos de faire faire la profession aux Srs Morin et Denis un jour avant leurs antiennes Srs pour cet effet, mais dès le matin et à porte fermée le 27e octobre pour ne pas faire connaître le secret de notre chère soeur Le Jumeau que les gens du monde croyaient Reliwieuse ancienne.

Le lendemain 28 octobre feste des Sts Simon et Jude, mes très honorées Srs de Bresolles, Macé, Maillet et Le Jumeau la firent aussy et ma soeur Madeleine Babonneau, sceur domestique dont j'ai parlé ci-devant avec elles à petit bruit, comme nous pour plusieurs bonnes raisons, mais différentes de nôtres.

Il n'est pas en mon pouvoir de faire connaître iei le grand contentement que chaeun de nous ressentait en son

âme et celles de tous nos amis singulièrement Messieurs

Mémoires de Sœur Morin 175

les prestres de St-Sulpice seigneurs propriétaires de Montréal qui ont toujours été nos amis et directeurs spirituels et protégé en tout; particulièrement Monsieur Souart qui étoit lors notre confesseur et qui l'a été 25 ans de .uite et fait du bien pour aider à subsister par ces libéralités et aumosnes; je crois devoir dire iei que la Ste profession solennelle n'ajaute rien à la régularité de cette maison pour la elosture qu'on y avait gardée très religieusement dès le commencement ni pour toutes l’observance nos premières mères estant toutes fervantes comme les anges, et des modèles achevés des vertus religieuses.

Ses

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