‹ Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 32 sur 61 · Le cirier de la Caroïne, Myrica cirifera · texte numérisé non relu

Le cirier de la Caroïne, Myrica cirifera

1—Le sapin, Pinus abies (1).

8—Le pin sylvestre, Pinus sylvestris (Conifères). 9-—Le cèdre blanc, Cupressus thyoides.

10—Le cèdre rouge, Juniperus Virginiana.

Kalm attribue la perte prématurée des dents, si commune parmi les colons et surtont chez leurs filles et leurs femmes, à l'usage du thé houillant et des mets trop chauds. ‘“ Les Indiens, qui ne mangent que des viandes froides, ont tous des dents saines. ”

Il note plusieurs remèdes contre les fièvres intermittentes si fréquentes alors dans les provinces anglaises

et qui attaquaient les étrangers, la première ou la seconde année de leur arrivée. Ces remèdes sont le quinquina, l'écorce de la racine du tulipier ou du cornouiller, l'écorce jaune du pêcher, les feuilles de la potentille, polentilla reptans, potentilla canadensis (rosacées), les racines de la benoîte des ruisseaux, g'eum rivale (rosactes), la sauge mêlée avec du jus de citron.

Le voyageur suédois parle longuement d'une maladie qui faisait tous les ans de terribles ravages parmi les colons, dépeuplait en quelques jours des villages entiers et qu'il appelle pleurésie. À la vérité, plusieurs des symptômes qu'il décrit comme la fièvre ei les points de côté, sont propres à cette affection. Mais la pleurésie n'est de sa nature qu'une maladie accidentelle due, la plupart du temps, à quelque imprudence ; elle n’est ni

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(1) Abies Americana (Conifères). M.

contagieuse, ni épidémique. Tous les autressymptômes rapportés par l’auteur, comme l'inflammation de 'a gorge, l’'enflure du cou, la difficulté d'avaler, ressemblent à ceux de la maladie appelée autrefois angine gutturale gangréneuse et diphtérie aujourd’hui, et qui est contagieuse, '

“ Le mal était si violent,” dit Kalm, ‘que lorsqu'il attaquait une personne, elle mourait au bout de deux ou trois jours.” Or la pleurésic n’a pas ce caractère d'intensité, et elle dure plus de neuf jours (1).

Le 3 Décembre, Kalm retourna à Philadelphie.

Des vieillards hollandais se rappelaient avoir entendu dire, dans leur jeunesse, que les Indiens fumaient avec des pipesde cuivre, lors de l’arrivée des premiers colons sur cette terre d'Amérique. En effet, mais longtemps après, une belle mine de ce métal fut découverte, entre Elizabethtown et New-York. Lorsqu'on commença à l'exploiter, on trouva des traces d'anciennes fouilles, à Je comme des outils et des excavations. Kalm pense que ces tiqn premières recherches furent tout simpiement faites par vid des Indiens ; “ à moins,” dit-il, “qu’on ne les attribue à nos | heu vieux Normands, qui, suivant le recueil de nos ancien- reli nes traditions appelé Sagor, seraient Venus attérir sur L ces côtes, longtemps avant les découvertes de Christophe Colomb ; car il n’y a pas de doute que l'excellente terre de la Vinlande dont ces hardis navigateurs ont décrit les merveilles, était l'Amérique du Nord” (2).

Franklin se plaisait à raconter que le territoire de la province du Rhode-Island avait été cédé tout entier aux Anglais par un grand chef sauvage en échange contre une

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(1) Quelques-uns des symptômes décrits par le savant professeur ressemblent à ceux de la maladie que l’on désigne aujourd’hui sous le nom de pleuro-pneumonie épidémique. M. aval

(2 Ici, le traducteur anglais renvoie le lecteur à l'ouvrage rare et curieux intitulé: ‘ Torfæi historia Vinlandiæ anliquæ seu partis Americæ Le Septentrionalis,” Hasniæ, 1715, 4to. <

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