‹ Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 45 sur 61 · NEW-JESEY.—PENN’'S NECK · texte numérisé non relu

NEW-JESEY.—PENN’'S NECK

ble beaucoup à celui d'Europe. Son nom, traduit, veut dire {elle-chévre; c’est ainsi que l’appelaient les anciens, qui supposaient à cet oiseau nocturne des habitudes qu'il n'a pas. Rarement il se fait entendre dans les villes; il ne se pose pas sur les arbres; il se tient de préférence sur les branches les plus basses des arbustes. Dans son vol, il rase la terre ; il jette sa note monotone depuis le coucher du soleil jusqu’à ce qu'il fasse nuit noire, alors il se tait pour recommencer à l'aurore ; au soleil levant, il rentre dans le silence. Il ne fait pas de nid. La femelle dépose ses œufs, au nombre de deux, dans les sillons des champs. Les Européens mangent la chair de l'Engoulevent criard.

L'écartement des enveloppes florales commença à se produire le 24 Avril sur les cerisiers; ils avaient déjà des feuilles passablement larges.. Même observation pour les pommiers, dont la floraison était un peu moins avancée cependant. |

Le mürier n'avait pas même commencé sa toilette du printemps. De tous les arbres, il est le dernier à se couvrir de feuilles, bien qu'il soit le premier à donner des fruits. |

Le 26 Avril, Kalm, dans une excursion qu'il fit à Penn’s Neck, ent le plaisir de voir ie premier oiseaumouche de la saison,

Les grands tulipiers avaient déjà tout leur feuillage, et les sassafras étaient en fleurs.

Le lupin vivace abondait dans les bois, mais les animaux ne sont pas friands de cette plante, à l'exception des chevaux, qui n'en mangent que la fleur cependant.

Les chênes commençaient à montrer leurs feuilles.

Les proscarabées dévoraient les feuilles de l’ellébore blanc, qui sont cependant un poison fatal pour tous les autres animaux.

fi

né D Er get

nn RU CE PR en -ne > A DR

Page 1