VIII PRÉFACE
le courage surhumain excitent anjourd’hui l’admira-
tion universelle.
IT est inutile d’insister davantage sur l'accusation
Je 4 7 de partialité portée contre Kalm par son traducteur
anglais : elle est entièrement gratuite.
Disons maintenant dans quelles circonstances le savant naturaliste suédois a entrepris son voyage en Amérique.
Linné venait de révolutionner complètement la science de la Botanique par la publication de son Systema Naturae. I] avait en outre jeté les bases de l'ouvrage Species Plantarum, qui devait mettre le comble à sa gloire, et que Haller appelle Maximum opus et «eternum. La flore d'Europe était assez bien connue, celle de la Laponie avait été décrite par Linné lui-même, Chargé d’une mission semblable à celle qu'avait remplie, quarante ans auparavant, Rudbeck, professeur à l’Université d’Upsal, son maître et son bienfaiteur, Linné avait fait comme lui, en 1732, un voyage d'exploration dans cette contrée à moitié sauvage. Il entreprit seul et termina cette tournée scientifique de plus de 3,500 milles avec cinquante piastres dans sa poche. 11 la refit deux ans plus tard, accompagné, cette fois, de sept jeunes naturalistes ; il publia à son retour une flore complète de la Laponie,
qui est un ouvrage classique.