XXXVIIS SÉANCE PUBLIQUE DU 22 DÉCEMBRE
. Miles Alice Schwartz, de Labry, Jeanne Noël, de Tomblaine, et Jeanne Richard, de Bénaménil, vont se partager le prix Pister, encore pour la piété familiale.
Alice Schwartz, née en 1896, est l’osînée d’une famille de trois filles et cinq garçons. C’est à elle qu’incombe la part du dévouement intégral, dans l’oubli d’elle-même, pour le bien de tous. Son père, employé de chemin de fer au dépôt de Conflans, est aujourd’hui retraité. A la guerre, Mme Schwartz demeura seule à Labry (1) avec ses enfants, dans la misère et l’insécurité dues à l’occupation allemande. Alice ‘se multiplia pour atténuer, dans la mesure du possible, les privations de chaque jour, apportant à sa mère, melade et déprimée, le réconfort d'un dévouement sans bornes et l’aide d’un inlassable labeur. Mme Schwartz étant morte, il y a un an, Alice a toute la charge et le souci de diriger ses frères et sœurs déjà grands et tendant à s’émanciper. Un souci de plus, c’est la santé du plus jeune frère âgé de cinq ans, qui a perdu un œil. Alice ne se décourage jamais, s’ingénie à remplacer sa mère, conseille les grands, soigne les petits. Belle existence, dont le poids est lourd et les responsabilités multiples. Elle est digne de votre récompense.
Me Jeanne Noël, née à Tomblaine en 1908, est le soutien de sa mère veuve et de ses trois jeunes sœurs. Son père est mort en 1919, il y avait alors sept enfants à la maison. Jeanne fut constamment pour sa mère un appui moral et un réconfort. Apprentie modiste, elle se fit remarquer pour son bon caractère et sa parfaite tenue. Faible de santé, elle dut faire un séjour au Preventorium de. Flavigny, où elle fut employée comme lingère. Puis sa mère la rappela, et elle est actuellement lingère à la Maternité départementale. « On demeure surpris et charmé, dit M. le curé de Saint-Pierre, de rencontrer une jeune fille aussi délicatement bonne et vertueuse vrai modèle de la jeune ouvrière consciencieuse et chré-
1) Labrv, arrondissement de Briey.