‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 2)Chapitre 34 sur 101 · RAPPORT SUR LES PRIX DE VERTU XXXIX · texte numérisé non relu

RAPPORT SUR LES PRIX DE VERTU XXXIX

tienne. Elle a donné une aide précieuse à sa mère pour élever ses trois sœurs, elle fait honneur au patronage, apporte à nos œuvres un dévouement discret et aimable. Ün prix de vertu serait ici bien placé. »

Née en 1911, Mlle Jeanne Richard se trouve, depuis l’âge de quinze ans, chargée d’une tâche qui semble écrasante, mais que son courage, sa religion l’aident à supporter. Elle est l’ainée de cinq enfants, sa mère est morte depuis deux ans, après une longue maladie. Son père, petit cultivateur à Bénaménil (1), travaille avec énergie, aidé par Jeanne, en dépit de tous les soucis du ménage, du bétail et de la surveillance des autres enfants qui sont de santé délicate. On peut se figurer la somme de peine que représentent tous les jours d’une année, dans une tension continuelle, pour une jeune fille dont la résistance est plus morale que physique. « Jeune fille modeste, sérieuse, chrétienne, dévouée, économe, écrit un correspondant, Jeanne Richard mène une vie exemplaire, où l’esprit de devoir, dans son austère beauté, brille de tout son éclat. » Elle a pris, ajoutons-le, auprès de sa mère, Mme Richard, née Gilot, couronnée par vous en 1923 d’un prix Pister de dévouement maternel, les leçons qui vous permettent d'inscrire encore ce nom dans vos annales charitables.

Voici enfin un jeune homme, Georges Hartmann (2), Qui reçoit, au titre de la piété filiale, les prix réunis Nicolas Humbert et Lachasse. Georges Hartmann, né à Nancy en 1906, a connu la misère très jeune. Son père abandonna le domicile conjugal, le jour même où l’enfant faisait sa première communion. Il dut de bonne heure, malgré une santé délicate, venir en aide à sa

(1) Bénaménil, arrondissement de Lunéville.

{2) rue Pierre-de-Blarru, 17,

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