‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 2)Chapitre 41 sur 101 · XLVI SÉANCE PUBLIQUE DU 22 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

XLVI SÉANCE PUBLIQUE DU 22 DÉCEMBRE

pensée d’une noble dame qui, n’étant point de notre région, s’y intéresse néanmoins dans sa touchante générosité en faveur des victimes de la dernière guerre. Une somme de 400 francs a été mise à la disposition de l’Académie de Stanislas, par Mme la marquise de Ssint- Vincent Brassac, -pour être remise en 1929 à un ascendant pauvre d’un s5ldat mort pour la France. durant la grande guerre. | |

Mme Thomassin, de Borville (1), née en 1867, veuve depuis 1913, a eu six enfants. Deux ont été tués au front, un troisième est mort des suites d'intoxication par les gaz : la première condition est donc amplement remplie. D'autre part, MmC Thomassin vous est chaudement recommandée par un ancien maire de la commune, qui signale ses difficultés, ses charges, sa santé chancelante, en un mot un manque d’aisance, qu’une pension militaire n’atténue que dans une faible mesure. Aussi, le rapporteur de votre Commission a-t-il conclu à ce que le prix Saint-Vincent Brassac fût attribué à l’impétrante, à titre de secours. C’est bien là répondre à la volonté exprimée par la généreuse donatrice.

Mme de Saint-Vincent Brassac n’est pas une inconnue pour vous, Messieurs, vous lui avez décerné, l’an dernier, le prix du Souvenir pour ses publications et les œuvres qu’elle a fondées en faveur des infortunés de la guerre. La mémoire de son fils, Rolland de Brassac, mort pour défendre nos foyers guide sa charité dans le zèle le plus pur. Grâces lui en soient ici, cette année encore, publiquement rendues.

(1) Canton de Bavon.

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