RAPPORT SUR LES PRIX DE VERTU XLV
cette année, faute d’affectation à ce titre, attribués à Me Catherine Tardif (1), née à Haguenau (Bas-Rhir) en 1861. Elle a servi pendant quarante ans dans la même maison, où elle était se le domestique. Elle y a donné, en même temps, ses soins, durant trente années, à un paralytique. Ses gages étaient modestes : aujorrd’hui elle est vieille, et n’a guère pu réaliser d'économies. Les dix premières années de son service, elle payait ellemème une nièce pour soigner sa mère, restée dans son pays. Ce long temps de service, raré à notre époque, compliqué de soins particuliers, souvent répugnants, donnés à un infirme, à paru à votre Commission, mériter la récompense que vous accordez aujourd’hui.
Chaque année, Messieurs, vous avez à attribuer le prix Virginie Jacquot fondé en faveur d’un fover peuplé de qiatre enfants au moins, dans la commune de Glonville (2), ou à son défaut dans l’une des communes rurales di canton de Baccarat.
Six familles de Glonville en ont été les bénéliriaires de 1922 à 1927. Cette année, le concours était ouvert entre d’autres communes du canton. C’est Fontenoy-la- Joùûte que vous couronnez en la personne d’Auguste Mathieu, veuf, ayant à sa charge quatre enfants de six à douze ans. L’ainée, la petit Yvonne remplace la mère de famille; le père est signalé comme très méritant, de conduite exemplaire, cultivateur très estimé.
Avant de terminer l’édifiante énumération de ces belles vertus cachées, dont vous voudrez bien me pardonner la longueur — mais qu’y puis-je, il y a encore et toujours dans notre vieille terre de Lorraine tant de magnifiques, exemples dignes des ancêtres qui ont si souvent peiné et
souffert avec leur foi profonde et leur inaltérable amour
du prochain ! — je veux dire un mot de la charitable
( ) 22, rue des Tiercelins.
(2) Glonville, canton de Baccarat.