‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 2)Chapitre 43 sur 101 · XLVIII SÉANCE PUBLIQUE DU 22 MAI · texte numérisé non relu

XLVIII SÉANCE PUBLIQUE DU 22 MAI

rience juridique et financière, sa gestion aussi sûre que prudente des intérêts de votre Compagnie lui valaient, à chaque exercice, la nouvelle et unanime expression de la reconnaissance de ses confrères. On sait que, malgré la continuité d’un tel labeur, M. Ambroise avait accepté de participer à d’autres et multiples tâches, toutes de désintéressement : 1] faut nous borner, parmi celles-ci, à signaler le rùle de M. Ambroise à la Société de Secours aux Blessés militaires, de laquelle il était le délégué régional, et à rappeler que l’ancien combattant de 18,0 était asusi vice-président de la Société des Vétérans. C'était à sa ville natale qu'il avait consacré les prémices de son activité littéraire : L’Arrondissement de Lunéville avant Léopold (1595-1697) devait en effet précéder la publication des Prestimonies, du Procès des Baronnies, des Derniers Scigneurs du district de Blämont, tous ouvrages nettement ordonnés, d’un style fin et clair, par où s’évoquait, dans sa variété, l’histoire de notre passé lorrain. Des qualités de haute courtoisie, de constante affabrlité de notre cher questeur, si précieuses au cours des incidents par où passe la vie parfois complexe d’une Compagnie comme la vôtre, nous ne dirons rien, car elles sont dans toutes les mémoires. Elles ne devaient être dépassées que par la sérénité avec laquelle il accepta, dans les dernières années de sa vie, d’être mis en face de la plus sévère des interventions chirurgicales, devant laquelle d’autres, plus jeunes, eussent senti fléchir leur courage. Nous avions eu la joie de le revoir parmi nous après cette épreuve, nous avions admiré légalité, la constance de son humeur. Et le souvenir nous restera de ce stoicisme souriant et du haut exemple qu’un soldat d’autrefois nous aura donné jusqu’au bout.

Quelques semaines à peine écoulées, l’Académie voyait disparaitre, perte non moins cruelle, un autre de ses . membres titulaires : Antonin Daum. Né au cœur du comté de Bitche, non loin des régions vosgiennes où l’industrie du verrier a fleuri depuis le fond des âges, il demeurait ici le Maïtre incontesté d’une tradition et d'une technique par lesquelles la nature apparaissait

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