PRÉSIDENT
MESSIEURS
J'obéis à une pieuse coutume de votre Compagnie, en saluant la mémoire de l'artiste délicat, de l’homme de lettres et de l’homme de bien, du confrère très aimé qui nous a quittés, voici huit jours, après une vie trop courte, mais déjà lourdement chargée de multiples travaux, entre lesquels l'Académie s’honore d’avoir eu sa juste part : n'a-t-il point affirmé lui-même qu'il tenait son admission dans vos rangs pour la suprême récompense réservée à sa carrière laborieuse ?
Héritier d'un grand nom qui sonne par le monde la gloire de la petite patrie, Antonin Daum entrait dans votre Compagnie, en qualité d’associé-correspondant, le {7 février 1910, sous le double patronage du fin latiniste qu'il appelait son « bon maitre », Albert Collignon, et d’un autre très distingué représentant de la grande industrie dans notre région, François Villain : le premier avait suscité sa candidature; le second fut rapporteur de la Commission d'examen.
Le 18 mai 1923, vous le désigniez pour occuper l’un des quatre fauteuils alors vacants à l’Académie : vous m'avez fait l'honneur de m'associer à sa fortune. en la flatteuse