AUX RÉCIPIENDAIRES
MM. Charles et Louis SADOUL
Ce doit être un événement rare dans les Annales académiques que la réception simultanée de deux frères. Cette coïncidence, vous l’avez voulue, Messieurs, et du même coup vous avez imprimé à la solennité traditionnelle qui nous réunit chez Stanislas, le cachet plus intime d’une fête de famille.
Peut-être assiste-t-1l en esprit à cette cérémonie, le volontaire de vingt-quatre ans qui, aux côtés de celui dont je suis devenu le petit-fils par alliance, risquait la mort, voici soixante-cinq ans, pour secourir ses Concitoyens, lors d’une terrible épidémie de choléra : celui-ci est devenu votre père.
En souhaitant de recevoir de mes mains la consécration de votre élection académique, vous m'avez autorisé à m'unir au témoignage que lui rend votre tendresse filiale.
Au culte de votre famille par Le sung, vous joignez celui de cette famille élargie qu'est notre Lorraine; et, de vous deux, je ne sais lequel en est le plus dévot :
— vous, Monsieur. qui traduisez Votre piété par le soin religieux dont vous entourez nos chers souvenirs sous les