‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 3)Chapitre 40 sur 109 · RAPPORT SUR LES PRIX DE VERTU XLV · texte numérisé non relu

RAPPORT SUR LES PRIX DE VERTU XLV

côtés de leurs parents — pour la deuxième, quatre en° fants, de deux à dix ans, élevés dans les mêmes traditions et sur l’exemple de leur père, grand mutilé de guerre, ont paru, au jugement et à la haute expérience de celui de vos membres qui se chargea de l’enquête, autant detitres effectifs à l’obtention d’une récompense dont l’objet est d’honorer publiquement les grandes et belles familles de notre Lorraine agricole. Une soumission au devoir, simplement et, quand il l’a fallu, totalement accepté, un labeur continu que féconde, après de longs sacrifices, le nombre glorieux des fils, l’amour commun qui les unit à la terre nourricière : voilà, pour le présent comme pour l’avenir, des exemples qu’il faut relever et qui, dans tous les cantons de France, devraient au vu de tous, et aujourd’hui plus que jamais, tenir leur vrai rang : le premier. Réalisant ici, une fois de plus, avec les sages volontés du fondateur, l’une des plus effectives raisons d’être de votre Compagnie, vous avez estimé équitable de répartir le montant du prix Virginie Jacquot entre les familles Demetz, de Deneuvre, et Serrières, d’Azerailles, que votre Commission, à la suite de sa dernière enquête, vous avait signalées comme lui paraissant les plus dignes.

Réaliser : Messieurs, voilà en effet quelle fut votre tâche. Pour faire œuvre de justice, pour satisfaire à des nécessités nationales et sociales qui, en vérité, s’imposent, ceux de vos membres qui vous représentaient dans l’examen de tant de mérites obscurs, y ont consacré un labeur long, attentif et tenace. Par vous, sont ainsi mises dans la lumière des existences toutes vouées à l’accomplissement continu du devoir, qui, sans vous, resteraient inconnues, desquelles pourtant une province peut être fière et qui, cette fois du moins, porteront leur signification, leur exemple, et, il faut l’espérer, leur fruit. Ne dirait-on pas, en effet, que la Société contemporaine, à l’inverse de la Cité antique, s’est organisée dans son cadre officiel pour ne Connaître, de toutes les sanctions, qu’une seule : le châtiment? Lois, tribunaux, système pénal : tout est

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