‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 4)Chapitre 45 sur 115 · COMPTE RENDU DE L’EXERCICE 1927-1928 LI · texte numérisé non relu

COMPTE RENDU DE L’EXERCICE 1927-1928 LI

liale est un sanctuaire vénéré où ceux d’un même sang peuvent venir entendre la voix mystérieuse des choses, confidentes des aïeules et témoins du passé. Dans un hvre simple et charmant, et qui émeut par le réveil de mille souvenirs d’autrefois restés confus en nos esprits, M. de Conigliano a conté la vie quotidienne de ses ancétres maternels, les Dalancourt, depuis le début du xvirre siècle jusqu’au début du xixe. C’est un livre de raison qui contient un tableau intéressant de la vie à Lunéville à l'époque de Stanislas, de la Révolution et de l’Empire. Il constitue un document important pour l’histore d’une société tant par l’exacte description du cadre provincial que par la peinture des mœurs et des caractères des personnages. Votre Compagnie est en droit d’espérer que de ses riches archives M. le colonel de Conigliano saura tirer des œuvres nouvelles dont il vous donnera la primeur.

M. l'abbé Eugène GÉRARDIN, ancien curé de Laneuveville-devant-Nancy, aumônier de Saint-Julien, suit la tradition de ces curés de campagne qui entretiennent dans le cœur de leurs paroissiens l’amour du clocher en ressuscitant les souvenirs qui s’y rattachent. Enfant d’Ancerviller, il en raconte l’histoire et consacre à la prédication de saint Pierre Fourrier à Badonviller et au protestantisme dans le comté de Salm une étude qui révèle ses qualités d’historien exact, probe et consciencieux.

Curé de Laneuveville-devant-Nancy, il en étudie les origines et celles des ermitages de Saint-Valdrée et de Montaigu. Professeur d’histoire de Lorraine au séminaire de Bosserville, il se décide à réunir en volume les leçons de son cours et nous donne une histoire de la région lorraie qui, entre une œuvre historique originale comme celles de votre éminent confrère M. R. Parisot et des résumés historiges comme celui de M. Perron, constitue un manuel classique préeieux, pour tous ceux qu'intéresse notre histoire provinciale.

M. l'abbé Gérardin se recommande aussi à votre atten- Uon par un don d’autant plus apprécié qu’il est à notre époque plus rare. La muse de la poésie inspire parfois des pensées et, négligeant la langue française trop pré- Gise peut-être à son gré, c’est dans la langue de Virgile

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