‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 4)Chapitre 47 sur 115 · COMPTE RENDU DE L’EXERCICE 1927-1928 LIIT · texte numérisé non relu

COMPTE RENDU DE L’EXERCICE 1927-1928 LIIT

fesseur Paul Spillmann, dont le souvenir respecté demeure chez tous les vieux nancéiens, la forte éducation qu’un tel maître était capable de donner.

Homme de science, médecin, professeur, administrateur, M. le doyen Louis Spillmann ne limite pas son activité à la publication d’études savantes et au développement de sa Faculté de Médecine, c’est un sociologue qui s'applique à lutter contre le fléau de ces redoutables maladies : cancer, syphilis, tuberculose, qui à notre époque se propagent avec une effrayante rapidité. Il ne se borne pas à attaquer le mal en lui-même, il en recherche, dans. les mœurs et l’organisation sociale, les causes d’extension. M. le Dr Spillmann est un des chefs de cette défense sociale qui s’organise pour la protection de la vie humaine et dont les établisements : préventorium, sanatorium, dispensaires d'hygiène sociale sont aussi nécessaires au salut de la race que l’étaient jadis les léproseries et maladreries.

M. le doyen Spillmann a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation et, avec M. le professeur Jacques Parisot, cette Revue d'Hygiène et de Prophylaxie sociale, dont l'action doit être si bienfaisante.

MM. les Drs Michel, Richard et Spillmann forment dans votre Compagnie, avec votre éminent et bienveillant Président, un groupe de savants et de médecins qui exercent leur profession avec le dévouement que seule la vocation inspire et c'est avec fierté, j'en suis certain, que les accueillent les mânes des Harmand, des Bagard et des Cupers, membres du Collège royal de Médecine et leurs prédécesseurs parmi vous au temps du roi Stanislas.

Dans le cours de cette année, votre Compagnie a été honorée dans la personne de M. Robert Parisot et dans telle de M. Louis Sadoul qui ont été nommés chevaliers de la Légion d'honneur et aussi dans celle de M£r Gérome qui a été revêtu de cette dignité de protonotaire apostolique dont le violet s’allie si bien avec la mansuétude de tout temps épiscopale de votre éminent confrère.

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