‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 4)Chapitre 48 sur 115 · LIV SÉANCE PUBLIQUE DU 24 MAI · texte numérisé non relu

LIV SÉANCE PUBLIQUE DU 24 MAI

Pour terminer ce long rapport, il ne me reste qu’à jeter un coup d’œil rapide sur vos travaux académiques.

Votre séance de décembre fut consacrée aux prix de vertu et aux prix littéraires et vos autres séances à la lecture des travaux des membres de votre Compagnie, je dois me borner à une simple énumération.

M. Hippolyte Roy a fixé les traits d’une belle figure lorraine dans La Vie héroique et romantique du DT Charles Cuny explorateur. M. Bouchot, dans son Moselly chez ses paysans, a rappelé les origines terriennes de notre romancier lorrain. M. le chanoine Martin vous a initié aux origines et à la vie des Érmutes du diocèse de Toul.

M. le comte de Mahuet a ressusrité un ancien conseiller à la Cour de Lorraine : le Conseiller François Reboucher, poète lorrain, 1687-1748. M. Guémard a évoqué l’œuvre française en terre d'Orient de deux grands Lorrains d'Égypte : les Gaillardot. M. Hottenger en vous contant la vie, les aventures et les œuvres d’'Augustin Piroux, vous a dessiné les grands traits de la vie au xvirre siècle dans une petite ville lorraine. Sous le titre encore d’après Lucrève, M. le Dr Imbaux vous a communiqué quatre petits poèmes philosophiques. M. le colonel Blaison a fait le récit d’un passage de vive force du Rhin français en 1848, M. Bohème vous a fait connaitre les œuvres poétiques d'une Nancéienne M'te Paule-Anne Suze. M. Men, à propos d’une pièce de vers inédits de Taine, a tracé le tableau de la vie austère et studieuse du grand écrivain et M. le professeur Michon — à la séance où fut reçu M. de Koschenbahr-Lyskowski — a étudié l’acte per æs et libram dans le droit romain primitif.

Ces travaux dont il faut peut-être regretter qu’ils soient pour la plupart un peu trop exclusivement tournés vers le passé, méritent d’être recueillis dans vos mémoires, car 1ls augmentent votre patrimoine moral et portent au loin, dans les villes étrangères dont les sociétés font avec vous l'échange de leurs publications, le bon renom de la Lorraine. Mais il faut déplorer que la richesse de votre patrimoine matériel ne soit pas en harmonie avec celle de votre patrimoine moral et que, pour récompenser la vertu et l'esprit, vous n'ayez pu jusqu’à présent «re-

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