‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 4)Chapitre 8 sur 115 · RAPPORTS SUR LES CONCOURS · texte numérisé non relu

RAPPORTS SUR LES CONCOURS

POUR LES PRIX HERPIN ET DUPEUX Par M. Émile DUVERNOY

MEMBRE TITULAIRE

Cette année, un seul ouvrage vous a été envoyé pour le concours du prix Herpin, celui de M. Roger Merlin.

M. Roger Merlin a été tenté par la biographie de son bisaïeul, le célèbre conventionnel Merlin de Thionville. Né dans cette place forte qui faisait alors partie de la province des Trois-Évêchés, élevé au grand séminaire de Metz, Merlin peut à bon droit être tenu pour notre compatriote. Mais s’il l’est de par lagéographieadministrative, il ne l’est guère par le tempérament. On ne lui voit pas ces qualités de calme, de mesure, de suite dans les idées que l’on s'accorde à reconnaître aux Lorrains. C’est un bomme très brave, et somme toute un brave homme, Mais assez mal équilibré, et par suite en état perpétuel de contradiction : il fait les motions les plus violentes et il sauve des proscrits, même en Vendée. En 1795, lors des tratés de Bâle, il préconise tantôt les anciennes frontières, tantôt les frontières naturelles. En 1799, il parle de poigarder Bonaparte, puis lui demande une place.

Ses arguments font parfois sourire : il est l'ennemi des télonies parce que, dit-il, le peuple ne consomme ni sucre, ni café, que les colonies ne servent qu'à enrichir certanes

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