‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 5)Chapitre 44 sur 116 · L SÉANCE PUBLIQUE DU 20 MAI · texte numérisé non relu

L SÉANCE PUBLIQUE DU 20 MAI

naissance aux Marches de l’Est; comme Chuquet, ce fut un grand travailleur; comme lui, il ne voulut pas rester inactif, malgré son grand âge, pendant la Grande Guerre: il s'engagea et dirigea avec science et dévouement l’h6pital auxiliaire de Mirecourt. Son élection au titre d'associé-correspondant date du 4 mars 1898. L'œuvre littéraire du Dr Liégeois est extrêmement variée. L'on ne s'étonne point de voir ce médecin collaborer à la Revue générale de clinique et de thérapeutique, au Progrès médical, à la Gazette des Hôpitaux, à la Tribune médicale, au Bulletin médical des Vosges, à la Revue médicale de PEst; l’on ne s'étonne point que ce Lorrain convaincu ait publié un ouvrage important sur saint Pierre Fourier et la médecine, établissant la nature du mal auquel succomba le vénéré curé de Mattaincourt, père des pauvres : l’on admirera peut-être que ce praticien si occupé ait pu consacrer dix années de recherches à une étude purement historique et archéologique sur l’abbaye de Boniays. Cette savante étude, qui fait revivre près de six siècles d'histoire, vous l’avez couronnée, Messieurs, en 1920, en lui attribuant le prix Dupeux, reconnaissant ainsi le mérite d’un homme qui sut rendre tant de services variés à sa province d’origine, qui sut l'illustrer dans des genres d'activité si divers.

C’est aussi un Lorrain d’origine que Félix Briot, ancien conservateur des Eaux et Forêts. Né à Rambervillers, il fut élève de l’École forestière de Nancy; si ses fonctions l’obligèrent à rester toute sa vie éloigné de son pays natal, il n’en tint pas moins à se rattacher à elle par les liens les plus solides : 1l était votre associé-correspondant depuis le 21 janvier 1896. Il consacra toute son existence au problème important de la restauration des montagnes, et ses publications portent exclusivement sur l’économie alpestre et l’économie pastorale des Hautes-Alpes. Il à étudié de très près les graves problèmes spéciaux à la haute montagne, la correction des torrents, la transhumance, le reboisement; il a cherché, avec une ardeur opiniâtre, des remèdes à ce danger de plus en plus menaçant : la dépopulation des montagnes françaises. L'on a pu mettre en doute — non sans quelque raison — la

Page 1