RÉCEPTION DE M. LE MARÉCHAL LYAUTEY AI
le soldat devenus constructeurs, contremaîtres, professeurs d'agriculture ou d’arts manuels, — et surtout exemplaires de dévouement — voilà qui était bien fait pour étonner, à l’époque où le colonel Lyautey — c'était le plus jeune colonel de l’armée française! — posait sa candidature au titre d’associé correspondant de notre Compagnie. « Lisez l’œuvre! » écrivait dans son enthousiasme prophétique M. de Metz-Noblat.
Et aujourd’hui devant ce qui fut accompli par notre confrère, il nous faut ajouter : Voyez l’œuvre!
MoxsIEUR LE MARÉCHAL, MESSIEURS,
Je ne veux pas retarder plus longtemps le plaisir qui sera le vôtre à entendre notre éminent confrère, M. Eldmond Estève, vous faire le récit de l’importante mission dont il fut chargé auprès du monde universitaire des États-Unis d'Amérique.
Pour la première fois, celui à qui nous souhaitons, respectueusement et de grand cœur, la bienvenue, recevra le jeton de présence auquel il a droit et qui représente, au recto, le Roi Stanislas en perruque pompeuse, au verso, les armes de Lorraine et de Bar sommées de la t’te de buffle des Lecszinski. Si la collection, que vous commencez aujourd'hui, de ces médailles de bronze, Monsieur le Maréchal, s’augmente par la suite, elle attestera l'intérêt que vous daignez prendre à nos réunions. Au foyer détruit de Crévic, vous avez, auprès de la Colline inspirée de Barrès, substitué le domaine de Thorey. C'est indiquer nettement combien la Lorraine, votre province natale, vous est de plus en plus chère.
Que votre première visite à Nancy ait été pour nous, pour notre vicille Société savante, nous vous en exprimons ici notre infinie gratitude, en vous priant de vouloir bien y joindre — respectueusement rassemblés — nos hommages à Madame la Maréchale Lyautey.
Nancy, 4 décembre 1925.